30/12/2009 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – Un Collectif rassemblant des représentants du « monde scientifique et culturel » cherche à réinterpréter l’identité nationale de la France, en opposition au « tsunami identitaire lancé par le ministre (Eric Besson) appuyé par le président de la République ». Ainsi, ces intellectuels veulent « recadrer le débat sur les véritables enjeux », et s’orientent vers « une alternative au faux débat actuel » qui portera « sur nos identités collectives et nos valeurs communes, républicaines, dans la France post-coloniale, 50 ans après les indépendances africaines », écrivent les membres de ce collectif dans un communiqué publié le 29 décembre. Il rassemble des historiens : Elikia M’Bokolo, Gilles Manceron, Nicolas Bancel et Pascal Blanchard. Mais aussi, la directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études de Paris, Esther Benbassa ou encore, le sociologue bordelais Didier Lapeyronie…
Les mots d’ordre de cette démarche et leurs auteurs font craindre une réécriture de l’identité de la France, à la lumière de la « diversité » et de « l’antiracisme ». Ainsi, Elikia M’Bokolo a participé à la conférence internationale contre le racisme et la xénophobie organisée par l’UNESCO à Durban (Afrique du Sud) en septembre 2001. Il présente également l’émission « Mémoire d’un continent », consacrée à l’histoire de l’Afrique sur Radio France internationale (RFI).
Quant à Gilles Manceron, militant de la Ligue des Droits de l’homme, il consacre sa vie à dénoncer le colonialisme français et le « travail de lobbying mémoriel d’associations nostalgiques de l’Algérie française ». Autre exemple du parti pris idéologique de ce nouveau collectif, avec l’historien Nicolas Bancel qui développait lors de la sortie du film « Indigènes » en 2006 une vision typiquement marxiste de la colonisation, vue comme « une entreprise de domination qui a pour objectif le profit de la propre puissance de la métropole conquérante ».
En voulant mettre l’accent sur les « identités collectives », en visant à déconstruire « les imaginaires collectifs » en faveur de la mise en valeur des populations africaines « ou ultramarines » en France, ces auteurs développent un discours idéologique dans la lignée de la propagande sur les thèmes éculés : « France, terre d’immigration » et « L’immigration, une chance pour la France ». Or, jusqu’à la fin du XIXème siècle, le socle de la population française est resté le même qu’au temps de Charlemagne. Et l’immigration massive africaine et maghrébine, à partir des années 1960, est source de bien des maux pour les Français et le respect de leur identité historique.
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