Un article Valeurs Actuelles (extrait)
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Expatriés dans la finance, l’audit ou le commerce, de jeunes Français issus de nos grandes écoles ont vécu la crise aux premières loges. Voici leurs témoignages. En toute liberté.
La crise financière a frappé New York de plein fouet : 10 % de chômage cette année – un chiffre énorme aux États-Unis –, 35 000 à 40 000 sans-abri, un record historique. « La secousse a été terrible, reconnaît Pierre Battu, créateur en 2003 des French Tuesdays.
Mais les gens savent aussi se relever beaucoup plus vite qu’en Europe. Je me souviens du traumatisme du 11 septembre 2001 et de la vitesse à laquelle les choses se sont rétablies. Ici, on n’a pas vraiment le “droit” d’être pessimiste ou déprimé. »
Les derniers chiffres lui donnent raison. Tout s’est accéléré début octobre avec le retour du Dow Jones sur la barre des 10 000 points. « La machine a encore du jus, c’est bon pour la confiance, témoigne Laurent, banquier au sud de Manhattan (les prénoms ont été modifiés car nos interlocuteurs n’ont pas été autorisés à communiquer). L’effet psychologique a été immédiat sur ceux qui s’étaient mis en position d’attente. » Les 35 % de hausse du Nasdaq et les 18 % du Standard & Poor’s 500 confirment la tendance. «Oui, la plupart des desks se remettent à recruter, on repasse dans le vert », confirme Gautier, HEC de 29 ans dans une banque d’investissement.
Malgré la crise, New York continue d’exsuder cette énergie qui impressionne ceux qui y travaillent. « L’espoir ou le positivisme restent la règle, souligne Pierre. Mais la perception est peut-être faussée. Les plus pessimistes ont déjà quitté ou vont quitter la ville. »
Laurent : « Ce potentiel si rapide est fascinant pour un Européen. »
Mégapole hyperactive de 8,2 millions d’habitants, New York a encore produit près de 578 milliards de dollars de richesses en 2008. Cette force créatrice attire chaque année des bataillons de diplômés de nos grandes écoles de commerce et de management. « C’était un rêve de revenir travailler ici, après un stage étudiant », sourit Adrien, 29 ans, dans l’audit international. Après HEC, il tenait à revenir à New York où il avait passé ses premières années : « J’aime l’Amérique et les Américains, la vie à New York. Je ne suis pas déçu. Les opportunités de rebond sont fantastiques. »
Adrien et ses camarades ont été aux premières loges de la crise (…) Lire la suite.
Source : Valeurs Actuelles
Auteur : Frédéric Pons