À la mémoire des 8000 victimes du massacre de Savenay le 23 décembre 1793
À la mémoire des 250.000 victimes du génocide vendéen – 1793 – 1794
« Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les bois et les marais de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé »
Général Westermann, dans sa lettre à la Convention, au soir du 23 décembre 1793 où 8.000 Vendéens sans armes – dont 5.000 femmes et enfants – furent exterminés à Savenay. Sur ordre de la Convention, jusqu’en mai 1794 les « colonnes infernales » des généraux Turreau, Amey, Grignon, Westermann, Haxo, Debar, Duval, Bouqueret, Cordelier, Moulin, etc. massacrèrent en masse les populations et semèrent la terreur dans toute la Vendée.
Petit florilège révolutionnaire :
« Un village brûlé terrorise plus que la vue de cent cadavres. Et mieux vaut les deux ! »
Général Westermann
« […] il n’y aurait moyen de ramener le calme dans ce pays [la Vendée] qu’en en faisant sortir tout ce qui n’est pas coupable ou acharné, en en exterminant le reste et en le repeuplant le plus tôt possible par des républicains »
Hentz et Francastel, commissaires de la République, dans leur rapport pour la Convention, le 15 vendémiaire an II. Première formulation du principe d’épuration ethnique dans l’Histoire moderne
« La mort d’un patriote est peu de chose quand il s’agit de l’ordre public ! »
Général Grignon, qui pose ici le problème des Vendéens républicains, et par la même occasion en donne la solution
« […] il avait même fait fusiller des municipalités entières, revêtues de leurs écharpes »
Mariteau, maire de Fontenay-le-Comte, à propos des exactions des colonnes républicaines du général Amey
« Que doit-on faire des enfants, des femmes, des suspects, des prisonniers ? »
Question du général Turreau à la Convention, le 17 janvier 1794
« Tue ! Tue ! Extermine les brigands jusqu’au dernier ! »
Réponse de la Convention sous la plume de Barère de Vieuzac (« l’Anacréon de la guillotine »)
La terreur révolutionnaire et sa mise en œuvre en Vendée
Terreur d’état : « Nous porterons la terreur jusqu’où elle peut aller » (Garat).
L’homme nouveau : « Nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière » (Carrier)
Épuration ethnique : les révolutionnaires donnent volontiers dans la symbolique macabre : ils coupent le sexe des hommes pour s’en faire des boucles d’oreille et font exploser des cartouches dans le vagin des femmes
Création, à Noirmoutier, du premier camp d’extermination de l’histoire moderne
Premiers essais de gazage de masse : insuccès, dû au gaz employé et à l’absence de confinement adéquat
Première utilisation de fours crématoires : Essais peu concluants : il s’agissait de simples fours à pain de villages qui ne firent que quelques centaines de victimes. Plus efficace : l’utilisation des églises comme crématoires de grande capacité (Les-Lucs-sur-Boulogne, 563 villageois carbonisés)
Bonne communication : Quand les révolutionnaires ficellent de jeunes garçons et de jeunes filles, nus, par couple, avant de les précipiter dans la Loire (Bourganeuf, Nantes, 3000 noyades), il s’agit simplement de « mariages républicains »… Le terme « brigand » désigne tout Vendéen, insurgé ou républicain.
À Clisson, création d’ateliers de tannage de peau humaine - peau dont se vêtissent les officiers républicains – et d’extraction de graisse par carbonisation : les corps des villageois massacrés constituent la matière première.
Solution finale : à partir de mai 1793 : pour les Robespierre, Saint-Just, Danton, Barère, Marat, Lazare Carnot, Carrier et autres gentils camarades du Comité de Salut public, le projet à l’ordre du jour n’est plus la simple mise au pas d’une province rebelle ; il s’agit clairement de l’extermination des 815.000 habitants de la Vendée, hommes, femmes, enfants, et la confiscation ou l’anéantissement de leurs biens.
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« Il nous faut des Vendée ! »
Le camarade Trotski
« La justice ne doit pas supprimer la terreur, mais la fonder clairement »
Le camarade Lénine
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