
BAYONNE (NOVOPress) : Des militants du mouvement d’extrême gauche Segi, organisation de jeunes indépendantists basques, ont perturbé le débat sur l’identité nationale organisé hier à Bayonne. Après une introduction présentée par le préfet Philippe Rey et une première intervention sur le thème de la « définition de l’identité nationale », un jeune homme qui s’est présenté comme « un étudiant » a demandé la parole et a entrepris la lecture d’un texte qui dénonçait en termes virulents la tenue même de ce débat « à caractère raciste ».
« Ce débat est une manipulation subjective et idéologique ! », a-t-il lancé dans le brouhaha des protestations de la salle, dénonçant « la recherche d’un profil type de parfait Français, un scandale de xénophobie qui renvoie à l’Allemagne des années trente ».
Le mouvement Segi, qui vient de faire l’objet d’un vaste coup de filet en Espagne pour ses liens présumés avec ETA, a dénoncé « la tenue d’une déclinaison locale de ce débat identitaire, raciste et xénophobe à Bayonne...» Pour eux, «venir parler de politique d’intégration, d’assimilation et de colonisation au Pays Basque est un véritable scandale ».
Si pour ces militants la France est vue comme « colonisatrice », paradoxalement l’immigration étrangère est vue, elle, comme une « richesse » ! La lecture de l’hebdomadaire «Ekaitza », proche de leur mouvance est d’ailleurs riche d’enseignement (voir ci-dessous)
