Pour ou contre les minarets?

Selon une enquête CSA, une courte majorité de sondés juge la pratique de la religion musulmane compatible avec la vie dans la société française.

L’islam est-il soluble dans la République laïque ? Même si ce n’était pas, à l’origine, l’objet du débat sur l’identité nationale lancé par Nicolas Sarkozy et Eric Besson, c’est devenu « la » question du moment. Le choc du référendum suisse contre les minarets se propage en France.

Le chef de l’Etat, dans sa tribune hier au « Monde », a fustigé les « réactions excessives » des élites à ce vote, appelant à tenir compte des « souffrances » du peuple. Ce peuple refusant, selon lui, « que son cadre de vie » soit « dénaturé », Sarkozy appelle l’islam à une « humble discrétion ». Or, notre sondage CSA montre que les Français, par une majorité étroite mais réelle (54 %), jugent l’islam compatible avec la vie en société.
Pour autant, l’écart entre l’acceptation de cette religion et ses sœurs juive et catholique prouve qu’il subsiste un malaise. Le malaise, ce sont ces signes « visibles » de la religion, soulignés par les débats actuels : le voile, la multiplication de cantines et restaurants halal, la construction de mosquées. Des interrogations et des inquiétudes, exagérées puisqu’on ne dénombre que quelques centaines de burqas (et qu’une mission parlementaire étudie leur possible interdiction) et que la France compte moins d’une vingtaine de minarets.
Cent trois députés UMP exigent l’interdiction des drapeaux étrangers dans les salles de mariage des mairies (le premier maire à le faire fut Jacques Bompard, à Orange)… et Marine Le Pen réclame le même référendum qu’en Suisse.

Source: Le Parisien

Novopress.info

Flash actu Les derniers articles