09/12/09 – 14h30
PARIS(NOVOpress) – Le contrôle de l’alimentation est déjà l’enjeu de demain. Conscientes de ce fait, les multinationales de l’agro-alimentaire investissent massivement dans l’achat de terres arables dans le tiers monde afin de disposer de « réserves agricoles » pour fournir les marchés solvables, du Nord ou des états les plus « riches » du Sud (la Libye notamment). Cette pratique néo-coloniale, menée souvent avec la complicité des gouvernements autochtones qui ne voient que leur intérêt financiers à court terme, accroît encore un peu plus la dépendance de ses pays vis-à-vis de l’étranger et conduit à une disparition progressive de l’agriculture vivrière locale.
Ainsi, au Mali, le gouvernement vient d’accorder des baux à long terme permettant à des investisseurs extérieurs de mettre en valeur plus de 160 000 hectares de terre. Les responsables officiels prétendent que le pays ne pouvait pas exploiter ses terres cultivables sans cette mesure, mais les agriculteurs locaux, de leur côté, affirment avoir peur d’être chassés ou de devenir de simples « travailleurs journaliers » pour des géants de l’industrie agricole.
Des groupes de recherche internationaux estiment que ces accords constituent un accaparement de terres commis par des investisseurs recherchant une production pour leur propre pays.
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