Les « Amants de l’ombre » sur France 3 : Anthony Kavanagh joue la carte de la victimisation

Anthony Kavanagh © France 308/12/2009 – 10h30
PARIS (NOVOpress) –
Anthony Kavanagh (à gauche sur la photo) joue le rôle d’un soldat américain noir en France en 1944 dans les « Amants de l’ombre » sur France 3 à 20:35 ce soir. Un téléfilm à la sauce de la « diversité ». Un modèle du genre. Dans la peau de Gary Larochelle, Anthony Kavanagh s’éprend de Louise (Julie Debazac), une Française de souche. Mais cette belle histoire d’amour va se heurter au racisme des Français et au « racisme institutionnalisé » de l’armée américaine de l’époque, selon Le Parisien de ce jour.
Dans le cadre de la promotion du téléfilm, Anthony Kavanagh joue à fond la carte de la victimisation à l’heure de l’obamania. Pourquoi on ne le voit pas assez au cinéma ? A cause d’un problème de couleur de peau : « Si j’étais blanc, on m’aurait déjà vu dans plusieurs films », assure-t-il dans le journal Aujourd’hui en France de ce jour. Sur le site Ozap.com, l’acteur aux racines haïtiennes, enfonce le clou : « Le cinéma français ne représente pas la France. Si on regarde le cinéma français, en France, tout le monde est blanc ! ». Faudrait-il crier au scandale si un acteur blanc cantonné à des seconds rôles s’énervait de constater qu’au « cinéma haïtien, en Haïti, tout le monde est noir » ?

Pour en savoir plus sur les G.I.’s américains :
La Face cachée des GI’S : Les viols commis par des soldats américains en France, en Angleterre et en Allemange pendant la Seconde Guerre mondiale
L’image du valeureux GI propagée après la Seconde Guerre mondiale est trop belle pour être vraie. La participation de ” la plus glorieuse génération qu’aucune société ait jamais engendrée ” à la victoire de 1945 se double en effet d’une odieuse face cachée, l’un des comportements les moins héroïques et les plus brutaux dont un soldat puisse se rendre coupable : le viol.
À partir d’archives des tribunaux militaires américains inexploitées depuis plus de soixante ans, J. Robert Lilly estime que, entre 1942 et 1945, environ 17 000 femmes et enfants auraient été victimes de viols commis par des soldats américains en Angleterre, en France et en Allemagne. Pièces à l’appui, il dresse la typologie de ces viols, explique leur déroulement, fait le portrait des violeurs et de leurs victimes et donne à entendre leur voix, ainsi que celle des procureurs et des avocats. Il cherche enfin à comprendre pourquoi les schémas de viols, mais aussi les sanctions militaires, ne furent pas les mêmes d’un pays à l’autre.
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