«Homoparentalité» : quand les enfants deviennent des objets

HomoparentalitéTriste époque que la nôtre pour les enfants sur le sol européen.
Ils feraient des envieux parmi les enfants du tiers monde si on ne prenait en considération que leurs conditions de vie matérielles, comme c’est aussi souvent le cas dans notre société superficielle de consommation. Il semble pourtant qu’on assiste à une régression insidieuse, et des menaces s’instaurent sur leurs droits et sur leurs conditions d’existence. Certes ils vivent dans l’abondance de la société néo-libérale, si ce n’est qu’il n’est pas certain qu’elle apporte le bonheur, quand on observe les difficultés psychopathologiques des adolescents d’aujourd’hui (immaturité, troubles de l’identité, perte des repères, automutilations, tentatives de suicide, toxicomanies et autres conduites addictives, frustrations, violence, appauvrissement de l’imaginaire…). Certes ils échappent au travail (parfois même scolaire…). Certes on se félicite des comités d’éthique ; on se félicite des droits de l’enfant qui leur permettent d’échapper aux sanctions corporelles telle que la fessée (et aussi parfois d’échapper à l’autorité de l’adulte bienveillant et même à toute forme d’éducation…). Certes notre justice poursuit encore quelques pédophiles (parfois plus qu’elle ne les suit), quand ils ne sont pas ministres. Mais il est un fait d’actualité récent qui a retenu notre attention parce qu’il s’agit d’une dérive inquiétante.

Les couples homosexuels (en l’occurrence deux femmes) viennent d’obtenir d’un jugement le droit à l’adoption. Ils crient victoire contre « l’homophobie », brandissent l’argument sensible de la « discrimination » dans une démarche payante d’autovictimisation, tout cela dans un discours égocentrique focalisé sur l’adulte. La question de l’intérêt et de l’équilibre psychologique de l’enfant est éludée. Or c’est le développement psycho-affectif de l’enfant dans de telles situations qui est en jeu, l’absence de référent paternel (dont on connaît déjà les répercussions psychologiques) mais surtout au-delà l’existence aberrante de deux référentes maternelles. Ces enfants apparaissent objets dans les problématiques d’individus qui n’ont pas résolu les blessures ou les aberrations éducatives de leur propre enfance par un travail psychothérapique d’évolution personnelle.

Ne pouvant sortir de l’immaturité affective dans laquelle ils auraient été confinés, ou ne pouvant obtenir réparation du pédophile qui les aurait agressés dans leur enfance ni d’une famille qui n’aurait pas reconnu les agressions subies, ces homosexuels déplacent leur problématique sur le terrain social et judiciaire contre la société, et dans le puits sans fond ou le tourbillon de leur souffrance intérieure. Ils y entraînent l’enfant, enjeu de leurs provocations sans fin, ou de leur quête sans fin d’une reconnaissance, et toujours dans le déni de leur problématique.

Comment ces enfants se structureront-ils ? Ne devrait-on pas se préoccuper aussi du retentissement psychologique possible de ces situations sur la santé de ces enfants avant d’accorder des droits aux adultes ? L’enfant serait-il devenu un objet de consommation ?

Docteur Philippe, psychiatre, pour Novopress France


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