Source le journal italien “Il Sole 24 Ore”, traduit par l’Ambassade de France à Rome, 19 novembre 2009.
Au centre de la dispute, la présentation de la loi bi-partisane – signée de F. Perina (PdL) et W. Veltroni (PD), avec plus de 100 députés de tous bords, Ligue exceptée – sur le droit de vote aux immigrés aux élections locales, en plus de la proposition Granata-Sarubi sur la naturalisation accélérée. Deux projets que Bossi rejette : “les immigrés doivent être renvoyés chez eux ; ils n’y a même pas de travail pour nous”. Réplique de Fini : “un anathème ou un propos à l’emporte-pièce ne résout rien”.
L’attaque contre les finiens vient aussi du PdL ; Cicchitto, président du groupe à la Chambre, juge “inacceptable que certains collègues du PdL aient pris l’initiative de présenter un projet de loi signé avec des représentants de tous les groupes d’opposition sans m’en référer, sachant que cette proposition n’est pas dans le programme du gouvernement”. Si la majorité est divisée, le rejet du texte a provoqué une levée de boucliers unanime dans l’opposition ; pour W. Veltroni, “il ne s’agit pas d’une question politique mais seulement de respecter le rôle du Parlement”.
A l’ordre du jour, il y a aussi l’opération “White Christmas“, décision de l’administration léghiste (NDLR : de la Ligue du Nord) de Coccaglio, près de Brescia, de contrôler tous les permis de séjour et de retirer la résidence aux immigrés extracommunautaires qui ne seraient pas en règle. FareFuturo, fondation de GF Fini, écrit “ne touchez pas à Noël”. Les sénateurs lombards du PD y voient une opération “honteuse, incivique et inconstitutionnelle” et demandent à R. Maroni, ministre de l’Intérieur, de venir en référer à la Chambre.