13/11/2009 – 19h00
PARIS (NOVOpress) – L’association SOS Racisme a publié il y a peu un rapport sur du fichage ethnique en entreprise. Elle épingle de nombreuses compagnies qui auraient recours à cette pratique.
La condamnation de certaines « discriminations », poursuivies par SOS Racisme sur la base de lois iniques, est déjà en soi très discutable. En effet, notamment dans le cas des petits commerces, un état de droit devrait accorder la liberté aux entrepreneurs de pourvoir comme bon leur semble et selon leurs critères personnels les emplois qu’ils ont eux-mêmes créés sans avoir à se justifier d’aucune manière.
Mais la criminalisation du simple fichage ethnique relève pour le coup véritablement de la régression totalitaire. Tout d’abord parce que ces « fichages » peuvent s’expliquer pour diverses raisons : Air France trie ses hôtesses pour les répartir suivant les destinations pour lesquelles la clientèle n’est pas la même. Nissan réclame l’origine ethnique pour éventuellement présenter ses employés français à des postes aux États-Unis où cette mention figure systématiquement. Mais surtout, le simple fait de ficher le personnel n’entraîne a priori aucune injustice ultérieure. Il s’agit juste d’un classement comme les entreprises en établissent sur d’autres critères tels que l’âge, le lieu de résidence, etc.
En réalité, SOS Racisme cache mal son désir obsessionnel et compulsif d’abolir toute référence à l’appartenance ethnique. Cette volonté se manifestait déjà lorsque SOS Racisme s’était farouchement opposé aux statistiques ethniques dont l’interdiction présente en outre l’avantage de permettre de dissimuler la vérité sur la présence immigrée en France.
Cette allergie s’explique aisément : pour SOS Racisme, partisan d’une conception désincarnée de la personne humaine, résumée à son unique statut de citoyenne de la République, le facteur ethnique ne doit en aucun cas être pris en ligne de compte et cette morale doit s’imposer à tous. On devine l’association bien embêtée à l’idée que tout un chacun puisse constater tous les matins devant sa glace cette évidence qu’elle s’échine à nier !
Or pour imposer sa vision, SOS Racisme a décidé de ne pas prendre de gants : on pourra apprécier dans le rapport publié [1] l’intense utilisation du champ lexical de la coercition et de la répression. L’association se prend désormais pour la nouvelle autorité morale de la République, et il serait peut-être temps de la remettre à sa place, à savoir celle d’un groupuscule qui ne représente plus personne, et qui ne vivote que grâce aux subventions publiques et à ses réseaux au sein de l’intelligentsia.
Louis Brequin pour Novopress France
[1] http://www.sos-racisme.org/IMG/pdf/Rapport_SOS_Racisme_Fichage_ethno-racial_11_09.pdf
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