06/11/09 – 11h00
ANGERS (NOVOpress) – La massification de l’enseignement supérieur pour répondre aux exigences du mythe « égalitariste » n’en finit plus de faire des ravages.
Ainsi, plus d’un tiers des étudiants en Lettres de la fac d’Angers ne maîtrisent pas les bases du français. Le constat est affolant, obligeant l’université à leur donner des cours de “réapprentissage”
L’aboutissement du système de « tout à l’université » est bel et bien là : de plus en plus d’étudiants sont purement et simplement analphabètes.
« Nous leur réapprenons des notions de base, précise Pauline Bruley, maître de conférences de stylistique et rhétorique à l’université d’Angers. Des notions qui d’ailleurs les rassurent : accords des groupes nominaux, participes passés, ponctuation, indicatif, subjonctif… des choses qu’on utilise tous les jours. »
Ce constat particulièrement inquiétant n’est ni nouveau, ni limité à cette université selon Isabelle Trivisani-Moreau, directrice adjointe du département Lettres de la faculté d’Angers.
Malgré cela, les autorités continuent de se féliciter de mener, à force de baisse de niveau, « 80 pour cent d’une classe d’âge » à la réussite au baccalauréat.
Produire des armadas de diplômés analphabètes, voilà en effet un formidable résultat.
[cc] Novopress.info, 2009, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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