Dans son discours d’ouverture de la 49e assemblée plénière des évêques de France, monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence a évoqué notamment la crise économique et sociale, et la question de l’immigration.
L’archevêque de Paris a mis en garde contre “une tentation de repli ” et le risque de “se crisper sur la défense catégorielle de nos avantages “, une attitude “sensible dans la manière dont notre société se situe face à l’immigration”.
Sa réflexion sur la question de l’immigration l’a conduit à rappeler trois points de repère :
- Les personnes en centre de rétention administrative doivent non seulement « bénéficier de moyens de subsistance dignes d’une personne humaine, mais encore elles doivent pouvoir accéder normalement aux informations nécessaires à leur défense ».
- « Le fait d’être en situation irrégulière ne fait pas perdre ses droits élémentaires à quelque personne que ce soit. Ayant enfreint la loi, elles doivent néanmoins bénéficier de la protection de la loi. En particulier, leurs demandes de droit de séjour ou de reconnaissance de leur statut de réfugié ne sauraient rester sans réponse sur des longues périodes ».
- « Quel que soit le bien-fondé des décisions judiciaires ou administratives, leur application doit respecter ceux qui sont concernés, en particulier les enfants et les jeunes pour lesquels les liens familiaux doivent être privilégiés ».
Les évêques vont recevoir Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne, pour évoquer les politiques migratoires. Au cours de la semaine, ils travailleront sur la visibilité de l’Eglise, la place des laïcs dans l’institution et la réorganisation des paroisses.