26/10/2009 – 14h30
MARSEILLE (NOVOpress) – L’annulation du match Marseille-Paris-Saint-Germain, prévu le 25 octobre pour la 10ème journée de la Ligue, a provoqué de graves violences dans le centre-ville de Marseille, faisant une dizaine de blessés dans la soirée. Des bouteilles et des fusées traçantes ont été lancées à destination des supporteurs parisiens, également pris pour cible par les habitants des immeubles en dessous desquels ils s’étaient réfugiés. Un supporteur du PSG a été également fauché par une voiture.
Maire des Ier et VIIème arrondissements de Marseille, Patrick Menucci a une lecture des évènements peu en phase avec la réalité. « Quand il y a dans la ville 2 000 supporteurs dont on connaît les habitudes, dont 500 ultraviolents, avinés et, pour certains, fascistes, on réfléchit un peu », s’est emporté l’élu. Pourtant, les hordes de voyous descendus des quartiers nord de la cité phocéenne pour en découdre avec les supporteurs du PSG n’avaient pas franchement un look « fasciste » mais plutôt multiethnique, comme on peut le constater sur les nombreuses photos prises lors des échauffourées (à gauche de la photo, l’un des voyous se promène avec… une arbalète).
Une habitude locale.
En marge du match Angleterre-Tunisie du Mondial 1998, de nombreuses bandes d’origine maghrébine avaient entamé une chasse aux Anglais dans les rues marseillaises. Depuis, ce mal s’est étendu à tout le territoire puisque des matchs internationaux à Saint-Denis, opposant la France à l’Algérie le 6 octobre 2001, au Maroc le 17 novembre 2007 et à la Tunisie le 14 octobre 2008, ont également dégénéré suite aux provocations et violences perpétrées par des individus issus de la communauté nord-africaine.
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