Devant le succès de la Convention identitaire, les médias adaptent leur discours

– REVUE DE PRESSE –

Photo & dépêcheC’est fait : le Bloc identitaire est désormais un parti politique à part entière. (il) possède désormais sa propre association de financement et s’apprête à s’engager dans la ncampagne pour les régionales de 2010, au terme d’une convention nationale qui s’est tenue les 18 et 19 octobre à Orange [...]

Pour espérer sortir de ce que ses animateurs n’hésitent pas à désigner comme « le ghetto de l’extrême-droite », le Bloc a du faire évoluer son logiciel idéologique.

Ainsi, on retiendra deux phrases des interventions du week-end :

- celle de Richard Roudier, future tête de liste de la Ligue du Midi en Languedoc-Roussillon, pour qui « le Front national a déshonoré la notion d’identité » par les déclarations de son leader sur la Seconde Guerre mondiale, que le BI « condamne formellement et absolument »
- celle de Fabrice Robert qui affirme : « Nous ne sommes pas nationalistes, le nationalisme a été un drame pour l’Europe. »

Cette révolution culturelle, si elle s’inscrit dans la durée et est suivie par la base, infirme fortement les analyses qui réduisent le Bloc à un nouveau surgeon de feu Unité radicale.

Outre que la grande majorité des militants du BI n’appartenait pas au mouvement dissous, certains fondamentaux du nouveau parti n’ont plus rien à voir avec ceux des groupes nationalistes-révolutionnaires [...]

De son côté, Christian Bouchet, ancien dirigeant d’Unité radicale, fustige « la mise en place par certains réseaux d’une extrême droite sarkocompatible », qu’il décrit comme « libérale, européiste, favorable à la “landerisation” de notre sous continent et au démantèlement des nations, se référant à l’occidentalisme et au choc des civilisations ». Un point passe particulièrement mal : le refus du Bloc de faire de la surenchère antisioniste.

[...] l’émergence du Bloc identitaire se fait-elle contre Marine Le Pen ? Les identitaires s’en défendent, qui précisent que « personne ne veut insulter l’avenir ». Avant de préciser que, pour parvenir à un accord avec Marine Le Pen, lors d’une éventuelle (mais probable) reconfiguration du Front national, il faudra que ce dernier « évolue sur l’écologie, le régionalisme et le localisme ».

Bref, aucun accord ne sera possible, dit-on au Bloc identitaire, si le FN reste dans sa « logique jacobine et productiviste », et si il demeure souverainiste, les identitaires étant partisans « d’une autre Europe, puissante politiquement ». Tout ceci serait, plus qu’une évolution, une véritable transformation sur le fond [...]

La convention identitaire avait pris soin d’inviter des élus étrangers appartenant à la nouvelle vague des partis populistes anti-multiculturalistes : FPÖ autrichien, UDC suisse, Vlaams Belang flamand et populistes catalans.

C’est finalement de la Ligue du nord italienne que les identitaires veulent s’inspirer : la Ligue est un parti de gouvernement qui sert d’appoint à la coalition de droite et dont l’opposition frontale à l’islam et à l’immigration ne l’empêche pas d’être reconnu comme une formation « mainstream ».

Ce qui explique sans doute que son représentant à Orange, le député européen Mario Borghezio, ait proposé au Bloc la création prochaine d’une « école européenne des cadres identitaires ».

source : Rue89

Novopress.info

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