08/10/2009 – 19h00
PLOUFRAGAN (NOVOpress Breizh) – Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie était hier à Ploufragan, dans les Côtes-d’Armor, pour rencontrer les salariés de Chaffoteaux et Maury, qui occupent l’usine depuis la mi-juin suite à la fermeture annoncée du site.

L’usine comptait plus de 2000 salariés en 1980 et encore 600 en l’an 2000. En juillet dernier la direction a annoncé un plan social prévoyant la suppression de 207 emplois. Seule une quarantaine d’emplois de recherche et développement doivent être conservés sur le site. Selon l’AFP, depuis deux semaines Ariston n’envoie plus de pièces pour continuer à produire alors qu’en Italie la société vient d’embaucher 80 personnes avec des conditions salariales déplorables et la production est passée aux deux huit.
Accompagné de la direction italienne d’Ariston Thermo Group dont dépend Chaffoteaux et Maury, le ministre a commencé par affirmer, selon le Télégramme, qu’il aimait «les ouvriers de France» avant de proclamer qu’il comprenait «la colère» des salariés de Ploufragan, qu’il souhaitait «se battre» à leurs côtés, que leur situation l’attristait et qu’il avait même une «boule» au ventre en pensant à la fermeture de l’usine !
Après ces belles paroles, le ministre, qui n’avait rien de concret à proposer, s’est contenté de rappeler que la direction italienne s’était engagée à maintenir sur place le secteur de la recherche et développement ainsi qu’une partie de la gestion des pièces détachées. Il a annoncé pour finir qu’il reviendrait dans quelques semaines et qu’il aurait « des comptes à rendre ». Les salariés, qui n’attendaient rien de cette visite, n’auront donc pas été déçus.
Mais si Christian Estrosi ne peut pas faire grand-chose pour les salariés bretons, il faut rappeler qu’il obtient parfois des résultats spectaculaires dans d’autres domaines. Comme celui du transport aérien, par exemple : Le 23 janvier 2008, Christian Estrosi, alors secrétaire d’État chargé de l’Outre-mer, devait se rendre à Washington par un vol régulier d’Air France accompagné notamment d’une délégation d’une dizaine d’élus et de journalistes, afin de défendre l’inscription du récif corallien de Nouvelle-Calédonie au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les horaires du vol d’Air France ne lui permettant pas d’assister à un pot organisé à l’Élysée, le ministre avait tout simplement fait annuler par son cabinet les réservations sur ce vol régulier et fait louer à la place pour ce déplacement un Falcon 900 auprès de la société Dassault Falcon Service.Ce changement de programme avait coûté à l’État la modeste somme de 138 000 euros.
[cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://archives-fr.novopress.info]