06/10/2009 – 19h00
PARIS (NOVOpress) – A l’heure de la mondialisation, l’identité est souvent bafouée. Elle est aussi volée. Chaque année, en France, 213 000 personnes se font usurper leur identité. Ce délit dépasse le nombre annuel de cambriolages à domicile (150 000) et des vols de voitures (130 000) annoncés officiellement en France. Ces données sont issues d’une enquête réalisée par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc).
Le coût individuel moyen d’une usurpation d’identité se monte à 2 229 euros par personne en cumulant les détournements (argent, aides sociales, etc.), le montant des démarches administratives et judiciaires et les coûts supplémentaires générés par cet imbroglio (médecin, frais postaux). Après le remboursement des assurances, le montant moyen restant à la charge de la victime s’élève à 1 556 euros. Au total, la fraude coûte 474 millions d’euros par an aux assureurs et aux particuliers, 1 milliard pour la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) et 1 milliard pour la Caisse d’allocations familiales (Caf).
L’observatoire regrette que les conséquences du problème soient « largement sous-estimées par les autorités » et que l’usurpation d’identité ne fasse l’objet d’aucune législation particulière. Selon Christophe Naudin, spécialiste de la « criminalité identitaire » au département de recherches sur les menaces criminelles contemporaines à l’Institut de criminologie de l’université Paris-II Panthéon-Assas, la principale forme de cette criminalité concerne l’identité fictive. Elle concerne notamment les immigrés clandestins qui se font faire de faux papiers. L’immigration est décidément une chance pour la France…
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