Alors qu’on s’attendait à une solidarité sans faille entre amateurs de garçonnets et/ou de fillettes, Daniel Cohn-Bendit s’est déclaré « mal à l’aise » dans l’affaire Polanski, parce que, selon lui, il y a « une accusation grave », à savoir viol et sodomie sur une mineure de 13 ans.
Lien vers les minutes du témoignage de Samantha Gailey 7 jours après les faits, devant le “Grand jury of the County of Los Angeles” :
http://www.thesmokinggun.com/archive/polanskia1.html
L’eurodéputé vert qui, à de multiples reprises, a avoué son goût prononcé pour les bambins, considère ainsi avec une naïveté touchante que le « flirt permanent » et les « jeux sexuels » avec les enfants – qu’il revendique fièrement en 1975 dans un journal allemand et dans son livre Le grand bazar, publié à la même époque – relèvent, en revanche, d’un simple amusement sans conséquence.
Une réaction qui tranche avec celle de Frédéric Mitterrand : le ministre de la culture a en effet manifesté un soutien total envers Polanski. Il s’est déclaré « atterré » par l’arrestation en Suisse du réalisateur et à propos de la demande d’extradition des Etats-Unis, a évoqué « une Amérique qui fait peur ». Que dirait-il s’il savait que pendant la campagne présidentielle, le candidat Barack Obama a demandé que la peine de mort soit appliquée, non seulement aux violeurs d’enfants, mais à toute personne coupable de comportements pédophiles, quels qu’ils soient ?…
Dans son livre Mauvaise vie écrit en 2005, notre ministre de la culture n’est pas du genre cachotier sur le tourisme sexuel qu’il aime pratiquer. Certes, il s’y apitoie sur « la misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais, ajoute-t-il, cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément. Ce spectacle, précise-t-il, abominable d’un point de vue moral, me plaît au-delà du raisonnable. La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe : je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin, car je sais qu’on ne me le refusera pas. »
Et Jack Lang, sans surprise, a également affirmé sa solidarité avec Polanski. L’ancien ministre socialiste de la culture, qui lorgne désespérément vers un marocain gouvernemental, a en effet fidèlement emboîté le pas de l’actuel titulaire du poste. « Il y a là, précise-t-il, la liberté d’un créateur, d’un artiste qui a commis cet acte voici trente ans, qui a reconnu son erreur et qui s’est excusé » plaide Jack. « Je suis révolté, continue-t-il, indigné, scandalisé : il ne faut pas laisser faire. Roman Polanski ne doit pas repartir aux Etats-Unis, nous devons le protéger. Il restera en Europe si chacun d’entre nous se bat pour le défendre et le soutenir », a ajouté l’ancien ministre de feu l’oncle de l’actuel.
Des propos incroyables que la classe politico-médiatique s’est bien gardée de condamner. Jean-Marie Le Pen a quant à lui demandé la démission des ministres Kouchner et Mitterrand pour le soutien qu’ils ont apporté à Roman Polanski, qu’il a qualifié de « criminel pédophile ».
Henri Dubost pour Novopress France
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Pour aller plus loin, l’image que donne le gouvernement français au Québec : Nos amis les pédophiles.
Pour bien se rappeler la face cachée Cohn-Bendit :
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