Eurodictature : les Irlandais ont voté oui au traité de Lisbonne après une campagne fondée sur la peur

Harpe03/10/2009 – 16h00
DUBLIN (Novopress) -
Hier s’est déroulé dans la verte Erin le deuxième référendum pour ou contre l’adoption du traité de Lisbonne. Les résultats du dépouillement, commencé aujourd’hui à 10h, seront officiellement annoncés ce soir à 18h, mais d’ores et déjà, le oui est donné vainqueur à près de 60%. La question avait déjà été posée au peuple irlandais en juin 2008 et le non l’avait emporté à plus de 53%. Considérant ce vote comme nul et non avenu, les eurocrates ont organisé un nouveau référendum, en jouant cette fois-ci à fond sur la peur.

Le ministre des Finances Brian Lenihan a ainsi déclaré qu’ « un nouveau non signalerait au reste du monde que l’Irlande a choisi l’isolement économique », agitant l’épouvantail d’une fuite des capitaux, d’une hausse des taux d’intérêt et d’un accroissement de la dette, alors que, parmi les pays de l’Union européenne, l’économie irlandaise est déjà l’une des plus sinistrées par deux années de crise mondiale.

Or la formidable croissance de l’économie irlandaise entre les années 95 et 2005 ne doit rien à l’Europe de Bruxelles. Le miracle économique du « tigre celtique » doit en revanche tout aux saines décisions politiques prises par les Travaillistes au début des années 90, essentiellement fondée sur une plus grande liberté du marché du travail et sur les réductions fiscales, avec une diminution radicale des taux d’imposition marginaux ainsi que de ceux sur les plus values et sur les bénéfices des sociétés.

Pour “acheter” son oui, les eurocrates ont également jeté quelques petites cacahuètes au bon peuple irlandais, lui promettant que l’Union européenne ne toucherait pas aux « spécificités celtiques » : l’interdiction de l’avortement, la neutralité militaire et un faible taux d’imposition. Des promesses qui valent naturellement ce que valent les promesses de Bruxelles…

L’histoire s’est hélas répétée : les Irlandais avait déjà dit « non » une fois en 2001 au Traité de Nice parce qu’ils craignaient que leur « neutralité » soit affectée par le traité. Un an plus tard, ils retournaient aux urnes pour voter « oui », après une campagne ouiouiste également fondée sur les fausses peurs et les fausses promesses.


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et les fausses promesses
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