Frontière j’écris ton nom

Notion de frontièresFrontière j’écris ton nom

Compte-rendu de la conférence qui a eu lieu au Local le 3 septembre 2009
Cette conférence faite dans le cadre du Cercle Aristote était donnée par Pierre Yves Rougeyron.

Fondé sur les analyses de la notion de frontière dans l’anthropologie (Claude Levi-strauss, Marc Augé) le propos de l’auteur était de voir que la frontière est toujours mouvante, elle ne disparaît jamais, elle se redéfinie. La frontière sépare, circonscrit et définit.

La frontière équivaut en philosophie à la notion de limite, notion fondatrice de la philosophie car pour répondre à l’interrogation socratique « qu’est ce que ? » il faut définir et pour définir il faut trouver ce qui est et ce qui n’est pas du domaine de la définition. Cela revient à trouver le soi et l’autre.

Après cette théorie générale il faut appliquer ce raisonnement à la frontière politique ; selon la formule d’un diplomate professeur de géographie à l’école normale supérieure, la frontière c’est du temps et de la politique coulée dans l’histoire. Ce point explique que la frontière reposant sur la notion de limite soit structurante. Imagine-t-on réellement un monde sans frontière. Du jour au lendemain le monde deviendrait un véritable brasier. Là on peut voir la bêtise de certains mouvements d’extrême gauche face au G20 dans des slogans comme « No nations, no borders ». Mais surtout cette pensée sans-frontièriste est issue du libéralisme-libertaire. On pourra dire que telle la loi, entre le faible et le fort c’est le libre marché qui opprime et la frontière qui affranchit.

Pour aller plus loin :
> “No nations, no borders” par Wikipedia
> Pierre Yves Rougeyron, présentation du cercle Aristote :

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