23/09/2009 – 17h00
CALAIS (NOVOpress) – La mise au propre, le 22 septembre, de la « jungle » à Calais (Pas-de-Calais), campement sauvage et insalubre d’immigrés clandestins, s’apparente à une véritable opération de propagande médiatique, orchestrée par Eric Besson, ministre de l’Immigration. En effet, le départ des centaines de migrants qui occupaient illégalement Calais, ne solutionne rien. Une partie de ces clandestins sont déjà signalés aux Pays-Bas, en Belgique et à Paris, du côté de la gare de l’Est.
Le problème a été simplement déplacé vers d’autre lieux. Dans le Xème arrondissement de Paris, plus de 300 clandestins dorment et vivent dans les parcs, les rues, les squares, sous le porches et ponts du canal Saint-Martin, en toute tranquillité, malgré « l’exaspération » qui « monte de plus en plus chez les habitants », souligne Rémi Ferraud, maire socialiste du Xème arrondissement de la capitale, dans le journal Aujourd’hui en France du 23 septembre.
Le nettoyage de la « jungle » ne favorise donc en rien le rétablissement de l’ordre public. Cette zone se situe dans une zone industrielle du nord-est de Calais, proche des parkings de poids lourds où les clandestins embarquent pour la Grande-Bretagne. Elle était occupée majoritairement par des Afghans et a généré de nombreux crimes : viol, meurtre… Hier, Eric Besson, devant les caméras, a vitupéré contre cette « zone de non droit », devenue « insupportable pour les habitants et pas acceptable », assurant : « A Calais, on ne passe plus ! ». Dans les faits, les méfaits de l’immigration continuent ailleurs dans l’Hexagone où le gouvernement ferme les yeux sur l’invasion.
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