15/09/2009 – 19h00
JOHANNESBOURG (NOVOpress) – Un nouveau virus, provoquant une fièvre hémorragique mortelle dans 80% des cas, a été observé en 2008 en Afrique du Sud, selon une étude présentée le 13 septembre dernier par un médecin sud-africain, le Docteur Nivesh Sewlall, à la conférence annuelle sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie (ICAAC), réunie ce week-end à San Francisco (Etats-Unis).
La première patiente est décédée ainsi que trois employés de l’hôpital l’ayant soignée. Une infirmière également infectée par ce virus baptisé Lujo – une association entre les deux premières syllabes de Lusaka et de Johannesburg – a survécu grâce à des traitements de choc, dont l’antiviral ribavirine utilisé contre l’hépatite C et B. Mais cette infirmière a mis près d’un an avant de pouvoir totalement récupérer.
Les premiers symptômes du virus : poussées de fièvre, douleurs musculaires, éruptions cutanées suivis de diarrhée et de défaillances d’organes notamment du foie. La manière dont le virus a été transmis n’a pas été déterminée mais la transmission serait facilitée suite à un contact avec du sang ou des sécrétions corporelles contaminés. Toutefois, le virus ne semble pas se transmettre par l’air puisque plusieurs personnes qui se trouvaient dans la même pièce que la malade sans porter de masque n’ont pas été infectées.
Choléra, insécurité galopante, racisme anti-Blanc et maintenant virus mortel : il ne fait pas bon séjourner en Afrique du Sud. Problème, dans moins d’un an, 10 millions de visiteurs sont attendus sur place dans le cadre du Mondial 2010…
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