– REVUE DE PRESSE –

Les militants du Bloc Identitaire s'invitent à la grande stupeur des immigrationnistes
Sous le titre “Tensions au pied du mur à Billère”, le journal Sud-Ouest a consacré un article ce Lundi à l’inauguration le 5 Septembre à Billère (Pyrénées-Atlantiques) d’un « Mur des expulsés », grande fresque destinée à dénoncer les expulsions de clandestins. Inauguration troublée par des membres aquitains du Bloc Identitaire. Sud-Ouest décrit le Bloc Identitaire aquitain sous l’intitulé “Les “Identitaires” en force” :
Les « Identitaires » en force
« Bafouer la loi en incitant à l’immigration clandestine, c’est honteux ! » Louis Forestier était samedi l’un des porte-parole, aux côtés de Christophe Pacotte, du petit groupe venu huer l’initiative de la mairie PS de Billère d’inaugurer le « mur des expulsés ».
Ces membres du Bloc identitaire Aquitaine affirment « défendre l’identité aquitaine, française et européenne » en s’opposant à « l’islamisation de la société » ainsi qu’à l’immigration. Créé en 2003, ce mouvement qui semble réfuter toute connivence politique avec l’extrême-droite s’est propagé à Bordeaux d’où ses membres commencent à mener un certain nombre d’actions de terrain. Des militants qui ne craignent visiblement pas la confrontation musclée, et qui promettent de revenir en Béarn s’ils le jugent à nouveau nécessaire.
Voici quelques extraits de la description des événements par Sud-Ouest :
« Fraternité », « solidarité », « terre d’accueil », « entraide » : ces mots sont dessinés en grosses lettres sur l’un des murs de la salle Robert-Delacaze.
Y figurent aussi des avions (moyen de transport utilisé par le gouvernement pour expulser les sans-papiers) et RESF 64, soit l’acronyme de Réseau éducation sans frontières, association qui défend les étrangers en situation irrégulière.
Outre son caractère esthétique que chacun appréciera à sa juste valeur, la fresque revêt une dimension éminemment politique : une plaque y est apposée et porte le nom de 15 enfants étrangers qui ont quitté le département et le territoire français contraints et forcés. Une plaque qui fait écho à plusieurs expulsions d’étrangers [...]Intrusion nationaliste
Invitée à s’exprimer face à l’assistance au début de la cérémonie, Isabelle Larrouy, porte-parole de RESF 64, saisit le micro et commence à prôner « la solidarité populaire, la lutte contre l’individualisme »… jusqu’à ce qu’une dizaine de personnes, mégaphone à la bouche, couvre sa voix : « La honte, la honte, la honte », scandent-ils.
Se revendiquant du Bloc identitaire Aquitaine, le groupuscule nationaliste amalgame « la fresque des expulsés » au « mur de la honte » (référence explicite au mur de Berlin) et entend le faire savoir haut et fort. [...]« Manipulation »
Il n’en reste pas moins que ses opposants (UMP) (NDLR : les opposants au maire de Billère) au Conseil municipal billérois ne l’entendent absolument pas de cette oreille : « Les expulsions obéissent à une réalité complexe, s’insurge Patrick Cléris. Là c’est une opération médiatique, c’est de la manipulation ». « Nous avons appris la décision (de créer cette fresque, NDLR) par la presse, je suis outrée et indignée d’être mise devant le fait accompli », renchérit Nadine Eouzan. [...]
En lire plus : Sud-Ouest.
A lire, à voir, aussi sur ces sujets :
- L’inauguration du « Mur des expulsés » perturbée par le Bloc identitaire
- Sur France 3, les Identitaires au « Mur des expulsés»
- Journal radiophonique de France Bleu Béarn du 6/9/09
- Le Bloc identitaire Aquitaine entre dans Bordeaux (Vidéo).
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