Interview de Benoît Lœuillet par le journal Nice-Premium.
Avec la candidature de Benoît Lœuillet dans le 6e canton, Nissa Rebela avait obtenu son meilleur score aux élections cantonales de 2008. Un an plus tard, Benoît Lœuillet conserve la même ambition et se porte à nouveau candidat pour les élections partielles du 6e canton qui auront lieu du 6 au 13 septembre 2009. Rencontre avec le candidat identitaire, qui considère son parti comme la seule opposition possible à Nice.
Nice Premium : Benoît Lœuillet, en 2008 votre candidature pour ce même 6e canton avait obtenu 5,09 % des suffrages. Comment abordez-vous votre candidature cette année ?
Benoît Lœuillet : Nous pouvons d’ores et déjà tirer un premier bilan de la mandature Estrosi. Et autant dire qu’il n’est pas fameux. Il y a tout d’abord cette terrible loi des « 15% » avec le duo Estrosi-Ciotti à la tête de la ville et du département. Nous avons eu droit en un an à : 15% d’augmentation des violences, 15% d’augmentation du chômage, 15% d’augmentation des impôts locaux. Nous pourrions ensuite évoquer deux domaines que Christian Estrosi avait voulu placer au cœur de son élection et où son échec est patent : la propreté et la sécurité. Niveau propreté, passés les effets d’annonce on se rend bien compte que la ville est toujours aussi sale, si ce n’est davantage, et que la “FRAP” (Force Rapide Action Propreté de la ville de Nice) n’était qu’une supercherie tout juste bonne à remplir quelques articles dans les médias. Et sur le plan de la sécurité… On ne sait par où commencer tellement la situation est catastrophique dans notre pauvre ville. Chaque mercredi et samedi l’avenue Jean Médecin devient le territoire des bandes et il semble que seuls les CRS puissent encore y circuler en paix ! Je ne peux m’empêcher de penser aux terribles scènes d’émeutes de janvier dernier… Pendant deux week-ends c’est la racaille qui a imposé sa loi dans le centre-ville et l’on se demande bien où était celui qui osait alors se présenter comme un spécialiste de la sécurité. Estrosi peut bien parader à la télé ou à Paris avec ses lois gadgets contre les bandes et les cagoules, en attendant dans la ville où il est le maire les habitants vivent dans une insécurité permanente…
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