Kebabier

kebab19/08/2009 – 17h00
NICE / NISSA (NOVOpress) – Dans un article qui pourrait sembler banal, intitulé « En France, le kebab se fait une place entre le boucher et le boulanger», l’AFP se livre à un éloge appuyé du kebab et nous convie à un véritable festival de propagande en faveur de la « diversité culinaire » et des traditions alimentaires étrangères. Un article d’une partialité édifiante.

Si l’on en croit l’article, 250 millions d’unités seraient avalées chaque année en France, soit 14% des sandwiches consommés. Entre 8.000 et 10.000 snacks kebabs opéreraient en France, selon Benoît Maso, le créateur de kebab-frites.com, qui a recensé 4.300 officines à ce jour. L’industrie serait cependant sujette à un « mouvement perpétuel » de fermetures et d’ouvertures.

Mais la coloration idéologique de l’article est manifeste, au-delà de la seule mention des données statistiques. Tout comme son zèle visible à présenter les kebabs comme faisant partie intégrante du paysage culinaire français.

Selon l’AFP en effet, « les points de vente du kebab, sandwich symbole de l’émigration turque, s’imposent peu à peu comme des commerces de proximité, où groupes d’amis et familles de divers horizons se donnent rendez-vous ». « De plus en plus, on connaît son kebabier autant que son boucher ou son boulanger. Ce n’est plus uniquement l’affaire des musulmans, des jeunes de banlieues, ou des fans de rap » , insiste M. Maso. (voir autres extraits ci-dessous).

Pas un mot en revanche sur les affaires de blanchiment de fonds ou de non-conformité aux normes d’hygiène qui ont pu frapper certains restaurants de « kebab » (lire par exemple ici ou ). Notons cependant que l’AFP évoque « certains quartiers populaires désertés par les cafés et les bars pour des raisons de sécurité » , sans toutefois s’attarder sur cette question.

Extraits de l’article :

« les vendeurs sont sympas, en plus c’est bon », fait valoir Emilie.

« Le snack kebab a un côté convivial, artisanal, et proche du quartier qu’on ne retrouve pas du tout dans les chaînes de fast-food traditionnels, où l’ambiance est assez froide malgré les décors branchés», explique Nadine, rencontrée avec ses parents et sa sœur chez un « kebabier » en Seine-Saint-Denis.

«Il y a un côté dépaysant, quand on passe la porte on change radicalement d’univers: le patron est souvent un habitant du quartier, un voisin. On peut blaguer avec lui, les vendeurs sont sympas, en plus c’est bon», fait valoir sa sœur Emilie.

• Ibrahim, un habitué du « kebabier », y « retrouve l’authenticité dans un monde aseptisé. C’est authentique, on ne triche pas, on discute, on rit, on échange des potins, on partage avec les autres» .

«Les gens recherchent une ambiance conviviale, la gouaille de la rue orientale », lance Anis, vendeur dans un snack Kebab qui ne désemplit pas à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris. « Les clients sont attirés par le côté bourru et sympa du patron, l’accent fort du vendeur » , renchérit Halim, un autre vendeur.

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