Extrait de l’ouvrage, « La société industrielle et son futur » , de Théodore Kaczinski dit « unabomber» . Il s’est battu contre ce qu’il perçoit être comme les dangers inhérents à la direction prise par le progrès dans une société industrielle, et une civilisation technologique, une société qui s’éloigne selon lui de l’humanité et de la liberté humaine pour la majorité sinon la totalité de la population. Après des études et une courte carrière de professeur de mathématiques, il décide de se retirer dans la nature, et convainc son frère de prendre la même direction. Suite à la destruction d’un lieu naturel où il se rendait régulièrement, il décide de s’engager pendant les 18 années suivantes dans une campagne d’envoi de colis piégés artisanaux à diverses personnes construisant ou défendant la société technologique, faisant trois morts et 29 blessés avec 16 bombes envoyés. Avant que son identité ne soit connue, le FBI se référait à lui comme UNABOM (« UNiversity and Airline BOMber »). Plusieurs variantes de ce nom furent utilisées par les médias : Unabomer, Unabomber et UniBomer.
Théodore Kaczinski a été fortement inspiré par des auteurs français, plutôt classés comme réactionnaires, et il a cristallisé ses premières réflexions après la lecture de « La technique ou l’enjeu du siècle » de Jacques Ellul. Ses thèses et ses idées se rapprochent également de « La France contre les robots, et La liberté, pour quoi faire ? » de Georges Bernanos, « Le Principe responsabilité » de Hans Jonas, « Les Origines du totalitarisme » de Hannah Arendt.

« L’acculturation aux sentiments d’infériorités est une des caractéristiques représentant un certain segment du gauchisme moderne; mais celui-ci est très influent…
La rectitude politique a son château fort chez les professeurs universitaires bénéficiant de salaires avantageux et d’une sécurité d’emploi. La très grande majorité du corps professoral est composée d’hommes hétérosexuels provenant de familles de la moyenne et haute bourgeoisie.
Plusieurs gauchistes s’identifient intensément aux groupes ayant une image de faiblesse (femmes), de déshérités (autochtone), de répulsifs (homosexuels), ou autrement inférieurs (victimisés). Les gauchistes ne l’admettraient jamais mais s’ils s’identifient aux problématiques de ces groupes, c’est justement parce qu’ils perçoivent ceux-ci comme tels (Nous ne disons pas que les femmes, les autochtones etc. sont inférieurs; nous ne faisons qu’illustrer notre point vue à propos de la psychologie des gauchistes).
Les féministes sont désespérément anxieuses de prouver qu’elles sont aussi fortes et habilles que les hommes. Les gauchistes ont tendance à haïr n’importe quoi projetant une image de marque, de succès, de performance.
Ils haïssent l’Amérique, haïssent la civilisation occidentale, les mâles blancs, le sens rationnel, parce que ces caractéristiques sont associées aux gens puissants et influents.
Des conceptions comme la confiance en soi ou l’autosuffisance, l’initiative, l’entrepreneuriat, l’optimisme, etc., jouissent d’un statut laissant-à-désirer dans ce qui en gros constitue l’argumentaire sous-tendant le courant de pensée gauchiste.
Le gauchiste s’oppose à l’individualité, pro-collectiviste, il s’imagine que la vie en société va régler tous les problèmes à notre place… Le gauchiste antagonise le compétitif parce qu’au plus profond de lui, il se sent perdant..
Son complexe d’infériorité est si imbriqué en lui qu’il ne peut se percevoir comme dominateur ou même se trouver précieux. Ainsi donc au sein de son collectif, le gauchiste peut se sentir valorisé puisqu’il s’imagine remplissant son rôle de moyeu bien rodé au sein d’une grosse machination bienfaitrice, d’une grosse organisation ou d’un grand mouvement de masse, auquel il s’identifie.»
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