16/07/09 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Les bobos parisiens, prétendument soucieux d’éthique et de « commerce équitable », feraient bien de réfléchir à deux fois avant de poser leur séant sur la selle d’un des désormais fameux « vélibs ».
En effet, l’entreprise JC Decaux fait fabriquer ses vélos en Hongrie dans usine où les ouvriers sont payés deux euros de l’heure et gagnent à peine 350 euros par mois, bien en dessous du salaire moyen hongrois (qui se situe aux alentours de 730 euros).
C’est à Tószeg, une ville de 4700 habitants au sud de Budapest, que, profitant de l’absence de salaire minimum légal, l’exploitation a été mise en place. La main-d’œuvre y est flexible à souhait et les salaires très bas. Les employés travaillent en moyenne 5 jours par semaine de 6h à 14h30 avec seulement deux pauses de dix minutes et un déjeuner de 20 minutes. Pour ce salaire horaire de 2 euros, les 400 ouvriers de Tószeg produisent plus de 200 000 vélos par an.
Exploitation des ouvriers de l’est pour assurer les loisirs des bourgeois de l’ouest, l’Europe libérale dans toute sa splendeur.
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