06/07/2009 – 20h00
MARSEILLE (NOVOpress) – De source policière, on apprenait samedi qu’ « une grenade défensive de type militaire » a été lancée dans le courant de la nuit précédente sur le parking du commissariat du 3ème arrondissement de Marseille. La déflagration « n’a fait aucune victime » , mais « six véhicules de police ont été endommagés » et « de nombreux impacts ont été retrouvés sur la baie vitrée de l’école maternelle » qui jouxte le commissariat. L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de la DIPJ de Marseille. D’après les premiers éléments, l’engin venait de l’ex-Yougoslavie.
“S’il n’y a pas eu de mort vendredi soir, c’est un miracle, affirme David Olivier Reverdi du syndicat de police Alliance. Alors que le planton, chargé de surveiller l’entrée, discutait avec un équipage de police secours, un délégué syndical est arrivé. Ils sont tous entrés à l’intérieur poursuivre la conversation. La grenade a explosé juste après. Les fonctionnaires en ont marre d’être caillassés. Et malgré la situation, ils n’arrêtent pas de travailler pour autant.”
Les fonctionnaires de police de ce « quartier sensible » de Marseille sont régulièrement la cible de projectiles divers et variés : pierres, boulons, boules de pétanque, etc. Au début du mois de mai dernier, les policiers découvraient au 22 e étage d’une tour de la cité des marches de trottoir qui avaient vocation à être lancées du haut des immeubles sur les forces de l’ordre.
Quelques jours plus tard, le commissariat était visé par des cocktails Molotov, l’un des “sauvageons” faisant malencontreusement exploser son engin sur lui. Un regrettable incident qui a mis le quartier en émoi. Pour la hiérarchie policière, ces menus faits divers seraient à mettre sur le compte de la “réactivité très vive” d’une « population défavorisée ». « Notre efficacité doit déranger, analyse également Pascal Lalle, directeur départemental de la sécurité publique. D’où ces réactions hostiles ».
L’utilisation de plus en plus fréquente d’armes de guerre est dorénavant le problème numéro un en termes de maintien de l’ordre dans les banlieues. Face à un pouvoir politique et une hiérarchie policière totalement tétanisés par le syndrome Malik Oussekine, la racaille a assurément devant elle un superbe terrain d’entrainement…
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