04/07/2009 – 20h00
BORDEAUX (NOVOPress Aquitaine) - Alors que d’aucuns tentent de débattre sur le port de la bourka (l’orthographe « burqa» est un honteux anglicisme) et “stigmatisent” à loisir les populations d’origine musulmane, d’autres adoptent une position plus conciliante, plus moderne, bref plus sympa. C’est le cas du sociologue Eric Macé, qui enseigne à l’université Bordeaux II après avoir successivement ravagé la Sorbonne (nouvelle) et la célèbre EHESS (école des hautes études en sciences sociales, l’un des viviers de l’intellectualisme gauchisant).
Eric Macé est à l’origine du cycle de conférences « Arrêt sur Islam». Nos lecteurs qui s’enthousiasment de lire « arrêt » et « islam » dans la même phrase se trompent, puisque ces conférences visent à analyser la manière dont l’Islam est présent dans la société médiatique. S’attachant notamment (à l’instar de l’émission « Arrêt sur image », dont le « cercle» est une version propagandiste) à déchiffrer le traitement que font les médias de personnalités musulmanes (de Tariq Ramadan aux personnages de « Plus belle la vie »), les participants, sous la conduite du Grand Mamamouchi Macé, en tirent sans doute de grandes leçons de tolérance et de vivre-ensemble dans une grande communion éco-citoyenne.
Pour « Arrêt sur Islam», il y a un bien (la série canadienne « La petite mosquée dans la prairie », éloge de la citoyenneté mondiale) et un mal. Surtout un mal : que les films anciens brocardent l’islam, rien de plus normal puisque nos ancêtres étaient tous racistes (puisque blancs). Mais qu’une série comme « Plus belle la vie » fasse de son seul musulman un personnage sombre et torturé, voilà qui est plus étrange. « Arrêt sur Islam », cercle de conférences citoyennes, a comme un arrière-goût de rééducation politique.
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