Tourisme de masse vs tourisme authentique

Costa BravaA l’instar du mouvement écolo-gastronomique Slow Food, de nombreux voyageurs ont adopté le credo du tourisme lent, peu émetteur de CO2 et qui permet de découvrir une destination à son rythme et de partir malgré la crise.

Fondé en Italie en 1989, avec un escargot pour emblème, le mouvement Slow Food avait été créé en réaction à la “malbouffe” et la culture du “fast food”. Le tourisme lent est un phénomène plus récent, né d’une demande pour des voyages “plus authentiques”, loin des masses. Finie la recherche d’aventure en 4X4, les voyages en avion à l’autre bout de la planète trois fois par an, les circuits à destinations multiples par avion…

Surfant sur cette nouvelle vague, l’éditeur Lonely Planet a actualisé son guide sur le Transsibérien, train mythique qui parcourt 14.000 km à travers trois pays (Russie, Mongolie et Chine). Une expérience déconseillée aux voyageurs pressés, car le train roule à une vitesse moyenne de 60 km/h.

Autre moyen de voyager, le bateau. Au moment où l’avion permet de traverser la planète en une dizaine d’heures, le bateau est synonyme de retour à la tranquillité et rupture avec le stress quotidien.

Mais le “slow tourisme” c’est aussi, partir moins souvent, mais plus longtemps, pour faire plus avec moins de CO2 pour ceux qui ont le temps et les moyens, comme les seniors qui passent l’hiver en Tunisie ou à l’île Maurice.

D’autres disciples du slow travel explorent leur propre région, à vélo ou à pied … ou se contentent de passer leurs vacances chez eux: outre-Manche, crise oblige, on assiste au phénomène des “staycations”, dérivé de “stay” (rester) et “vacations” (vacances), pour s’occuper du jardin ou de la maison.


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