Libération de Julien Coupat, « hautain et méprisant »
28/05/2009 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – La remise en liberté de Julien Coupat, présenté comme le chef d’une cellule soupçonnée de sabotages de caténaires SNCF, doit avoir lieu ce jeudi. Le parquet estime que la détention provisoire du militant d’extrême gauche n’est plus nécessaire à la manifestation de la vérité. Il devra déposer ses papiers d’identité au greffe de la maison d’arrêt parisienne de La Santé, résider en Ile-de-France, ne pas rencontrer les 8 co-mis en examen, répondre à toutes les convocations du juge d’instruction et se soumettre à un cautionnement dont le montant et les modalités dépendent de l’appréciation du magistrat instructeur.
Ecroué depuis le 15 novembre 2008 à la prison parisienne de la Santé, Julien Coupat est mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et « direction d’une structure à vocation terroriste », des chefs passibles de la cour d’assises. Il a toujours protesté de son innocence. Sur les 9 personnes mises en examen, cinq sont soupçonnées d’avoir participé à des actes de malveillance visant la SNCF. Proches de la mouvance « anarcho-autonome » selon la police, ces individus sont suspectés d’avoir formé une « cellule invisible ».
A la prison de la Santé, on pousse un « ouf » de soulagement à l’annonce de la libération de Julien Coupat. Au sein de l’établissement, le détenu, issu d’un milieu très aisé, est décrit comme « hautain et méprisant » avec les détenus et le personnel. « Nous avions reçu des consignes pour le protéger. Il n’a pas été agressé physiquement mais, dès qu’il sortait de sa cellule, il était copieusement insulté », indique un gardien dans le journal Aujourd’hui en France du 28 mai. Entre la théorie et la pratique sociale, les intellectuels d’extrême gauche déchantent souvent…
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