Avant première : Faits & Documents n° 272 – 15 au 31 mars 2009

Avant première : Faits & Documents n° 272 – 15 au 31 mars 2009

Retrouvez chaque quinzaine, en avant-première et en exclusivité pour Novopress, le sommaire et un extrait du portrait de la lettre d’informations confidentielles d’Emmanuel Ratier.

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Voici la seconde partie de l’histoire d’une fondation très puissante et largement méconnue, la french American Foundation, installée à New York et Paris. Son principal objectif : sélectionner de « jeunes espoirs » français et en faire des «young leaders» susceptibles de relayer, aussi bien politiquement qu’économiquement, le message mondialiste et atlantiste en France par le biais d’une formation appropriée.

Image Hosted by ImageShack.us« La clef du système d’influence de la French American Foundation est sa capacité à recruter des personnes appelées à occuper de hautes fonctions. Sa grande force est d’accueillir en son sein les représentants politiques issus de courants qui, officiellement, s’opposent – des socialistes à l’UMP en passant pas le gaulliste Nicolas Dupont-Aignan (NDA : qui a vainement demandé à être rayé des listes des Young Leaders de la FAF) ou le responsable de la communication de la campagne présidentielle de José Bové, Bernard Loche. »
Pierre Hillard, auteur de La Marche irrésistible du Nouvel Ordre mondial, F.-X. de Guibert, 2007.

Introduction

Il a toujours existé un « parti américain » en France. De droite comme de gauche, même s’il s’incarne plus ouvertement aujourd’hui à l’UMP, avec un Nicolas Sarközy qui a entrepris de liquider l’héritage gaulliste (retour dans le commandement intégré de l’Otan). On le retrouve également au Modem de François Bayrou et au Parti socialiste (cf. p. 8 avec le nouveau manifeste du Parti socialiste européen). Comme l’écrivait Pierre Carvin dans L’Action française (5 octobre 2006), l’objectif c’est de faire passer « un message assez simple : la démocratie libérale constitue un modèle constitutionnel et politique pour le monde, et il convient de l’imiter, plus ou moins fidèlement. (C’est aussi tourner) le dos à la politique capétienne d’équilibre des empires et par la même occasion à la politique gaullienne d’indépendance et de méfiance envers la politique américaine […] C’est la fin d’une politique étrangère digne de ce nom. »

Un projet d’autant plus facile à mettre en œuvre aujourd’hui avec l’arrivée d’un nouveau président américain plus « acceptable » (en particulier à gauche), Barack Obama et son « smart power ». Mais les hommes politiques ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Sa face cachée, celle avec laquelle le citoyen moyen n’est jamais en contact, c’est une multitude de think tanks, dont la French American Foundation est un parfait exemple, de revues ou d’agents d’influence. Comme l’écrit toujours Pierre Carvin, « l’atlantisme, plus qu’un simple attachement sentimental au Nouveau monde, est une entreprise politique forte. Elle est essentiellement portée par une nébuleuse politicoculturelle de revues, de clubs, d’associations plus ou moins liées aux intérêts américains, peuplées d’anciens gauchistes, de soldats perdus de la Guerre froide ou d’obsessionnels pro-israéliens […] les positions varient en intensité, et peuvent être décrites en fonction d’un cercle concentrique qui va des intellectuels attachés aux principes libéraux du constitutionnalisme américain jusqu’aux idéologues bushistes les plus obtus. »

Suite de notre précédent numéro

Fin de la composition du directoire de la FAF

Dernier membre du directoire de la FAF, Lise Hartman de Fouchier. Née en 1957, cette Américaine, diplômée de la Rutgers University et de la Fletcher School of Law and Diplomacy à la Tufts University. Elle a débuté sa carrière à Washington comme directeur de recherches et coproductrice d’American Interests, une émission de politique étrangères diffusée par PBS. Par la suite, elle fut productrice de films pour le Nuclear Proliferation Project du Roosevelt Center for American Policy. En 1986, elle devient assistante pour les questions de politique étrangère et de défense du membre du Congrès démocrate de Californie Howard L. Berman. En 1991, elle rejoint le sous-comité des opérations internationales du ministère des Affaires étrangères américain, en charge de l’USIA et du Board for International Broadcasting, canaux de l’influence américaine dans le monde en matière de médias et d’entertainment. De 1993 à 1997, elle sera consultante indépendante à Paris, puis entre à la FAF (et, en 2003, au directoire). Elle a signé…

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Trois “brèves” parmi les très nombreuses informations de ce numéro :

*** François Soulmagnon, directeur de la formation et des conditions de travail chez PSA Peugeot, devient directeur de la très puissante Association française des entreprises privées (Afep), présidée par Jean-Martin Folz. Polytechnicien et ingénieur des Mines, il avait été conseiller pour l’industrie, l’équipement et la technologie du Premier ministre RPR Alain Juppé de 1995 à 1997.

*** Ce n’est nullement un refroidissement des relations entre la communauté juive et Nicolas Sarközy : si le président de la République n’a pu assister, le 2 mars, au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France, il a participé au cocktail qui l’a précédé. Et, le jeudi 5 mars, il a été l’invité surprise, juste avant son départ pour le Mexique, du dîner de gala organisé au profit de l’hôpital Haddassah de Jérusalem, qui était présidé par son épouse Carla Bruni-Sarközy, ambassadrice du Fonds mondial contre le sida.

*** Selon un rapport de Médecins sans frontières rendu public le 6 mars, seuls les pays en guerre connaissent autant de violences que l’Afrique du Sud. Dans ce pays, une femme est violée toutes les 26 secondes.

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