Le Rouge et les Noirs : un ancien responsable des Brigades rouges vient débattre à Casapound

Le Rouge et les Noirs : un ancien responsable des Brigades rouges vient débattre à Casapound

Image Hosted by ImageShack.us 08/02/2009 – 17h00
ROME (NOVOpress) –
Plus de 500 personnes sont venues assister, vendredi 6 février à Casapound – le centre social phare de la droite radicale romaine – à la présentation du livre de l’ancien brigadiste rouge Valerio Morucci Patrie galere. Cronache dall’oltrelegge (Patries Prisons. Chroniques d’outre-loi). Une occasion, selon les organisateurs, de « débattre sur la liberté d’expression après les récentes polémiques qui ont vu l’université fermer ses portes à l’auteur de la même façon qu’en décembre le Blocco studentesco [Bloc étudiant, organisation étudiante lié à Casapound] s’est vu refuser le droit de s’exprimer dans les principales Facultés de Rome ». La conférence a été retransmise en direct sur la radio alternative en ligne Radio Bandiera Nera.

L’évènement, coordonné par Calomanno Adinolfi, responsable de la librairie « non conforme » La Testa di Ferro et rédacteur en chef de la revue Occidentale, était pour le moins historique en raison de la personnalité de l’invité. Membre des Brigades rouges, Morucci a participé à l’enlèvement et à la séquestration d’Aldo Moro (l’un des dirigeants la Démocratie chrétienne qui sera par la suite assassiné par ses ravisseurs).Arrêté en 1979, il a été condamné à perpétuité, mais a bénéficié de diverses remises de peine.

« Je suis ici comme quelqu’un qui a férocement discriminé et qui est aujourd’hui férocement discriminé. Je ne suis plus un homme mais seulement un ex-terroriste, j’existe en tant que catégorie » a expliqué Morucci en soulignant le sens de sa présence à Casapound : « ne pas reconnaître une dignité d’homme à son ennemi, avoir pour objectif son anéantissement, ne peut que conduire à ce terminus qu’ont été les camps d’extermination et les foibe [cavités et des crevasses naturelles du nord-est de l'Italie vers la fin de la seconde guerre mondiale des milliers d’Italiens ont été jetés, parfois vivantes, par les partisans communistes de Tito] ». Si l’on annihile l’autre pour construire sa propre identité, on est raciste parce que la violence qui en découle n’est pas humaine ».

« Il y a eu une tragédie, trop de morts » a reconnu l’ancien terroriste « On dit que durant ces années, il y a eu une guerre. Je pense plutôt que ça a été une épuration ethnique. On ne tuait pas l’ennemi qu’on avait en face de soi. On allait le débusquer dans sa maison. Et ça, c’est le fruit d’un racisme idéologique. C’est pour cela qu’aujourd’hui je suis ici, en tant que votre ennemi, à vous reconnaître comme ennemis ».

Gabriele Adinolfi co-fondateur du mouvement extra-parlementaire Terza Posizione était présent. Il explique les raisons de la rencontre au micro de Novopress :


(si le lecteur ne démarre pas, reportez-vous ici)


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