Affaire Battisti : le rôle « trouble » de Carla Bruni-Sarkozy
03/02/2009 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – Le journal Aujourd’hui en France consacre une pleine page sur les un an du couple Bruni-Sarkozy, sous l’angle notamment de l’influence politique que l’ancien mannequin exerce sur le chef de l’Etat. Le quotidien consacre en effet de nombreuses lignes sur « les ombres de l’affaire Battisti », l’ex-terroriste marxiste que le Brésil refuse d’extrader vers Rome. Décision intervenue après les vacances du couple Bruni-Sarkozy au Brésil à Noël dernier…
Aujourd’hui en France donne la parole à Alberto Toscano, correspondant à Paris de l’hebdomadaire italien Panorama. Pour ce journaliste transalpin, le rôle de Carla Bruni-Sarkozy dans l’affaire Battisti « reste trouble ». La première dame de France a « semble-t-il favorisé une rencontre le 31 octobre entre son amie Fred Vargas, écrivaine pro-Battisti, et Nicolas Sarkozy, suivie d’une rencontre entre Fred Vargas et le secrétaire général de la justice brésilienne », selon Alberto Toscano.
L’Elysée n’a pas démenti la rencontre Sarkozy-Vargas en faveur de l’ex-terroriste d’extrême gauche, pourtant condamné à perpétuité pour quatre assassinats. Aujourd’hui en France rappelle d’ailleurs que Nicolas Sarkozy avait prononcé cette phrase lourde de sens au sujet de la détention de Cesare Battisti : « Je n’en ai jamais parlé au président brésilien Lula, et Carla non plus. Mais je peux avoir des contacts avec d’autres personnes… ».
Une bienveillance à l’égard de l’extrême gauche qui n’est pas une première. Le 13 octobre 2008, Carla Bruni-Sarkozy avait annoncé elle-même à Marina Petrella, ex-terroriste des Brigade rouges italiennes, que la France renonçait à l’extrader. Une position à géométrie variable contre le terrorisme ?
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