Actes de barbarie : Cheb Mami nargue la justice française
15/01/2009 – 19h00
BOBIGNY (NOVOpress) – Cheb Mami, de son vrai nom, Mohammed Khalifati, vient d’être renvoyé en correctionnelle au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Le chanteur maghrébin risque, théoriquement, 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende pour avoir tenté de faire avorter de force en Algérie son ex-compagne en 2005.
Juridiquement, le délit est ainsi qualifié : violence ayant entrainé une interruption temporaire de travail de plus de huit jours avec trois circonstances aggravantes (réunion, préméditation et faits commis sur une personne vulnérable), complicité d’enlèvement et séquestration, complicité d’administration de substance nuisible, menaces et intimidation pour ne pas porter plainte. L’enfant ayant survécu à cette tentative d’avortement, l’article 223-10 du code pénal qui punit « l’interruption de la grossesse sans le consentement de l’intéressée » (de seulement 5 ans de prison) n’est pas applicable.
Réfugié d’abord en Algérie, puis actuellement en Australie, une première demande d’extradition a déjà échoué en janvier 2008. Cheb Mami est toujours sous mandat de recherche international. « Si, toutefois, il venait à être condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny il est donc très peu probable que Cheb Mami exécute la moindre peine », souligne le mouvement pro-vie Laissez les vivre.
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