Décrochage scolaire en hausse au Québec
Le taux de décrochage scolaire dans le secondaire est en hausse au Québec. Selon les données publiées aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec, il est passé de 25 % pour les années 2002-2003 à 25,3 % pour la période de 2006-2007. Le taux a diminué (- 0,5 %) chez les garçons passant de 31,8 % à 31,3 %, mais il a augmenté (+ 1,0 %) chez les filles grimpant de 18,5 % à 19,5 %.
Dans le Nord du Québec, les chiffres établissent un sombre constat : plus de 7 jeunes sur 10 ne terminent pas leurs études secondaires, à savoir 3 garçons sur 4 et près de 7 filles sur dix. Chose d’autant plus inquiétante que les Amérindiens et Inuits qui peuplent essentiellement cette région sont — au contraire du reste du Québec [1] — en pleine explosion démographique.
Le taux de décrochages est à la hausse dans toutes les régions du Québec sauf à Laval, en Outaouais, dans les Laurentides et en Estrie.
Source et détails supplémentaires : Institut de la statistique du Québec.
[1] Rappelons qu’avec un indice synthétique de fécondité de 1,6 enfant par femme*** le Québec ne connaît pas « un baby boom » comme les médias aiment le prétendre, mais uniquement une implosion démographique légèrement ralentie par rapport aux années qui ont suivi la mise en place des garderies par le gouvernement péquiste à la fin des années 1990, période où cet indice avoisinait 1,45 enfant par femme après avoir atteint 1,66 enfant/femme en 1992 lors de la politique de primes-bébé. Rappelons qu’il faut 2,1 enfants par femme pour assurer un renouvellement des générations.
Source : Novopress Québec
*** Notes de Novopress France. L’indice de fécondité pour les “Québécois” est encore plus insuffisant que ça, puisque l’indice global est majoré comme en France et dans de nombreux pays européens par la surnatalité des immigrés non-européens.
La photo (ajoutée par Novopress France) est une vue de de la ville de Québec depuis le fleuve Saint-Laurent.
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