Italie : un PD en pleine débandade
24/10/2008 – 19h00
ROME (NOVOpress) — Le Parti démocrate (PD), principal parti de la gauche réformiste de l’ex-maire de Rome Walter Veltroni (notre photo), prépare une grande manifestation à Rome ce samedi contre la politique du gouvernement Berlusconi. L’échec de cette manifestation serait un nouveau coup dur pour la gauche italienne, après l’annonce du divorce entre le PD et l’Italie des valeurs (IdV), le parti du « juge anti-corruption » Antonio Di Pietro. « Notre alliance est terminée, a déclaré dimanche M. Veltroni. Elle s’est terminée le jour où Di Pietro a renié son engagement de former un groupe unique » au Parlement. Selon un récent sondage de La Repubblica, les Italiens ne sont plus que 29% en octobre à approuver l’action du PD, contre 38% en mai, le score de l’IdV restant stable à 46%.
Le PD et l’IdV qui avaient fait alliance lors des législatives d’avril ont obtenu respectivement 33% et 4% des votes. Ces élections ont vu la victoire écrasante du Peuple de la Liberté de Silvio Berlusconi et de ses alliés de la Lega Nord, et la déroute de la gauche italienne. Depuis, Di Pietro a adopté une ligne radicale, refusant toute collaboration avec le chef du gouvernement, alors que Veltroni a offert à Berlusconi de dialoguer sur les grands dossiers nationaux, récemment encore sur la crise financière. Un Berlusconi qui, fort de la confiance que lui ont massivement accordée les Italiens, a poliment décliné l’offre… L’échec de cette stratégie qui n’est pas comprise par l’opinion de gauche suscite l’ironie de Di Pietro : « Tous les Italiens ont constaté qu’il y a deux façons de faire l’opposition à Berlusconi. Et l’électeur de centre-gauche a exprimé des “réserves” sur les offres répétées de collaboration avec l’adversaire… »
Di Pietro a lancé une pétition pour obtenir l’annulation d’une loi sur l’immunité pénale du chef du gouvernement. Il participera à la manifestation organisée samedi par le PD dans les rues de Rome, « pour faire signer la pétition »…
Déchiré par ses divisions, le PD n’arrive pas à se remettre de sa débandade électorale d’avril. S’il veut se convaincre qu’il y a toujours pire, il peut jeter un œil sur l’état de son alter ego, le PS français…
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