Présidentielle américaine : l’« effet Bradley» pourrait réserver des surprises

Présidentielle américaine : l’« effet Bradley» pourrait réserver des surprises

Image Hosted by ImageShack.us11/10/2008 – 10h00
WASHINGTON(NOVOpress) –
Le facteur racial, qui s’est invité dans la campagne présidentielle américaine avec l’élection possible d’un président « noir » (même si en réalité le candidat démocrate Barak Obama est métis), complique singulièrement la tâche des instituts de sondage américains.

Pour justifier leurs difficultés, ceux-ci mettent en avant l’« effet Bradley», qui fait référence à la défaite en 1982 du maire noir de Los Angeles, Tom Bradley, au poste de gouverneur de Californie malgré des sondages lui donnant une confortable avance sur son adversaire blanc et républicain. De nombreux sondés s’étaient en fait déclarés en faveur du candidat noir par peur de paraître racistes. En 1989, le phénomène s’tait reproduit avec le candidat noir Doug Wilder, qui avait remporté de justesse le poste de gouverneur de Virginie, malgré 10 % d’avance dans les sondages.

« Nous savons que la race est prise en considération. A quel point, ce n’est pas clair. Mais une marge de 2 à 4% peut faire la différence » explique M. Doherty. L’ « effet Bradley» – qui, en France, incite les journalistes à taire le prénom des délinquants – pourrait bien donner des sueurs froides à la classe médiatique, laquelle soutient massivement Obama depuis des mois.


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