2008 World Population Data Sheet : Le génocide européen continue

2008 World Population Data Sheet : Le génocide européen continue

La 2008 World Population Data Sheet (Fiche de données sur la population mondiale 2008) du Population Reference Bureau vient de paraître (1). Cette publication annuelle – la référence dans ce domaine – fournit de nombreuses données permettant de comparer l’ensemble des pays du monde. L’édition 2008, qui concerne les données de 2007, met en évidence que le génocide européen par insuffisance majeure d’enfants se poursuit, comme les années précédentes.

Image Hosted by ImageShack.usDans la figure 1 ci-dessous, ont été extraites, parmi ces milliers de données, celles qui concernent le plus la démographie des Européens, que ce soit en Europe, ou dans les principaux pays du monde majoritairement (pour l’instant) peuplés de descendants d’Européens.

L’indice synthétique de fécondité (figures 1 et 2) indique le nombre moyen d’enfants par femme dans les conditions de natalité actuelles. Il s’agit d’un indice global concernant l’ensemble des personnes résidant dans un pays. Assez peu de pays mesurent cet indice spécifiquement pour les Européens. En France, le sujet est tabou dans les statistiques officielles. Mais des démographes indépendants des organismes officiels obtiennent des données sur les Européens par recoupements. Ainsi, Jacques Dupâquier (membre de l’Institut de France) dans son article La désinformation de l’INSEE (2) évalue l’indice pour les Européens habitants en France à 0,25 de moins que l’indice global du territoire français, en raison de la surnatalité des populations d’origine non-européenne. Pour la même raison, Yves-Marie Laulan indique que pour évaluer l’indice pour les Européens, il faut retrancher 0,2 à 0,4 à l’indice global selon les pays.

Figure1 (tableau population & I. de fécondité & moins de 15 ans)WPDS 2008
Pour analyser ces chiffres, il est impératif de garder en mémoire la donnée suivante : pour qu’une population renouvelle simplement ses générations (sans même s’accroître, alors que le reste du monde est en expansion) il faut, dans les conditions sanitaires historiquement exceptionnellement bonnes de l’Europe, un indice de fécondité de 2,1 enfants par femme (2,1 car un petit nombre de nouveau-nés n’atteindront pas l’âge de procréer). En Europe, les Européens en sont bien loin (voir en particulier figure 2). Il en va de même au Canada et en Australie. Aux Etats-Unis, en revanche, les descendants d’Européens disparaissent moins vite. La France, pour sa part, est dans une situation « moins pire » que les autres pays européens les plus peuplés.

La Russie, le pays de loin le plus peuplé d’Europe, a vu sa situation démographique s’améliorer légèrement en 2007, avec12 naissances pour 1000 habitants contre 10 les années précédentes et un indice de fécondité passant à 1,4 enfant par femme contre 1,3 auparavant. Une amélioration qui s’explique par les mesures adoptées en 2006 par le président Vladimir Poutine pour favoriser la natalité dans le pays. Cette politique nataliste volontariste, unique en Europe et ayant pour corollaire le refus de recourir à l’immigration, n’est sans doute pas étrangère aux critiques acerbes voire à la désinformation pratiquée par les grands médias français à l’encontre du dirigeant russe.

Dans la figure 1, la colonne “% – de 15 ans” indique le pourcentage des enfants de moins de 15 ans par rapport à l’ensemble de la population. Ces enfants sont l’avenir. Pour connaître la situation des Européens il faudrait réduire ce pourcentage déjà très faible (même remarque que ci-dessus concernant l’effet de la surnatalité des populations non-européennes dans les pays majoritairement peuplés d’Européens). La comparaison avec les chiffres de l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Centrale et du Sud est parlante.

Figure2 - Histogramme indice de fécondité des européens WPDS 2008

L’indice de fécondité est de 1,5 pour l’ensemble de l’Europe (Russie comprise). Même si l’on prend la valeur la plus favorable retenue par Yves-Marie Laulan (- 0,2), l’indice pour les seuls Européens n’est que de 1,3. Pour avoir une image de l’effet d’un tel chiffre à l’échelle de ce que peut voir un homme durant sa vie, regardons son impact en deux générations (environ 60 ans). Chaque génération se renouvelle seulement à 62 % (1,3/2,1), soit en deux générations un renouvellement de 38 % (0,62 x 0,62), soit à peine plus du tiers du nombre d’enfants nécessaires pour juste maintenir la vie. Cette dénatalité existe depuis 1975 en moyenne selon les pays ; en 2008 nous sommes plus qu’à mi-parcours des deux générations.

Dans ces conditions, vers 2035, cent Européens en âge d’être grands-parents auront en moyenne 38 petits-enfants pour les remplacer. Si leur génération ne fait pas repartir la natalité en ayant suffisamment d’enfants, ceux des lecteurs qui ont 20 ans actuellement verront cela quand ils auront 47 ans ; dans la nouvelle génération de cette époque, presque les deux-tiers des Européens auront disparus. Pour neutraliser en grande partie ce génocide il faudrait que la natalité remonte de façon durable à 260 enfants pour 100 couples (donc environ 280 enfants pour 100 couples fertiles, compte-tenu des couples qui ont la malchance d’être stériles). C’est-à-dire la natalité moyenne qu’il y a eu en France, sans apport non-européen, pendant les « Trente Glorieuses » (en ce qui concerne la natalité, il s’agit des années 1942 à 1973), et alors que les moyens financiers des couples pour élever des enfants étaient beaucoup moins importants qu’à présent.

Devant l’ampleur de ce véritable génocide européen que prévoit l’ONU, pourtant si souvent sensible au sort des peuples ? Elle prévoit des « Migrations de remplacement » : puisque les Européens disparaissent, on les remplace par l’immigration de peuples non-Européens. C’est exactement ce que l’écrivain et homme politique martiniquais Aimé Césaire – Le chantre de la Négritude – appelait « un génocide par substitution » pour dénoncer le remplacement de la population autochtone martiniquaise par des populations venues d’ailleurs. A aucun moment l’ONU n’envisage une autre solution pourtant plus « écologique » : conseiller aux Européens d’avoir à nouveau suffisamment d’enfants, sommer les gouvernements européens d’avoir une politique qui n’incite plus à la disparition des Européens et les médias de moins dévaloriser les familles européennes.

Xavier Merlin pour Novopress France

(1) 2008 World Population Data Sheet du Population Reference Bureau.
(2) Jacques Dupâquier – Fécondité/natalité française en 2005 : la désinformation de l’INSEE - Colloque de la Fondation Singer Polignac, 2 février 2006.

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