Attentat d’extrême gauche à Rome : Le Cercle Futuriste Casal Bertone incendié
06/09/2008 – 19h00
ROME (NOVOpress) – Le siège du Cercle Futuriste de Casal Bertone, un quartier de Rome, a été gravement endommagé par un incendie criminel dans la nuit du 4 au 5 septembre. Le Cercle Futuriste est très lié à la droite radicale romaine et à l’aventure des OSA, occupations aux fins d’habitation, dont Casa Pound Italia est l’une des expériences phares.
Ce n’est pas la première fois que des attentats revendiqués ou attribués à l’extrême gauche frappent des lieux de rendez-vous de la droite radicale romaine : en novembre dernier, le rideau métallique du Cercle Futuriste avait déjà fait l’objet d’une inscription annonçant : « tu es mort » et signée des Brigades Rouges. En, 2005 des cocktails Molotov avaient endommagé le Cutty Sark, un bar géré par l’équipe du groupe de rock alternatif ZetaZeroAlfa, dont le leader Gianluca Iannone est également à l’origine des OSA et président de Casa Pound Italia.
Iannone a d’ailleurs clairement mis en cause la gauche italienne, instigatrice ou complice de toute une série d’attentats contre des mouvements de droite : « Après l’échec de leur passage au gouvernement, a-t-il expliqué, après avoir déçu les attentes des travailleurs, des précaires, de jeunes, des étudiants et des retraités, après avoir subi un sévère désaveu du peuple, ils s’agrippent désespérément aux viennes lunes de l’antifascisme, ils tentent de relier artificiellement des évènements sanglants qui n’ont rien à voir avec la politique et l’engagement de ces centaines de jeunes qui, dépourvus de tout embrigadement doctrinal et de clientélisme politicien, agissent chaque jour et sans aucune contrepartie».
Gianni Alemanno, premier maire de droite élu à Rome depuis 1943 et par ailleurs ancien responsable du Fronte della Gioventù (Front de la Jeunesse); mouvement des jeunes du défunt Mouvement Social Italien) a tenu à exprimer son soutien aux victimes de l’attentat. « En exprimant ma solidarité, je veux affirmer la nécessité d’un climat apaisé et mon opposition absolue, en tant que maire, envers toute forme de violence » a-t-il déclaré dans un communiqué. « Toute action, d’où qu’elle vienne, qui tend à réduire les possibilités d’une confrontation pacifique doit être condamnée. Je renouvelle mon appel à toutes les forces politiques afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté à ce sujet ». Un appel qui risque d’avoir du mal a être entendu par la gauche italienne pour qui, il y a encore quelques années « tuer un fasciste [n’était] pas un crime ».
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