« Heureux en Libournais »

« Heureux en Libournais »

Image Hosted by ImageShack.usLes élections, prétexte pour la plupart à se croquer le nez pour des causes plus ou moins anecdotiques, sont également, on l’oublie trop souvent, l’occasion de révéler des talents cachés. Ne parlons pas, ce serait nous salir, des talents de traître, d’escroc ou de menteur, si prisés à un certain niveau. Non, les élections révèlent aussi, à défaut de cœurs de troubadours, des talents de conteur, des âmes de poète. C’est ainsi que Thibault du Réau, candidat Front National aux élections municipales de Libourne, a exprimé sa profession de foi par le poème suivant :

« Heureux en Libournais »

Comme il est loin le temps où les rues animées,
Procuraient à Libourne un visage enjoué.
Les artisans fourmillaient, les commerçants s’activaient,
Notre bastide vivait dans un climat de paix.
Mais ils ont tout modifié les insensés,
A nos plus beaux clochers, ils préfèrent les minarets,
Libourne a une mosquée, demain vos filles seront voilées.
Logements et travail sont pour les étrangers,
Les Français accablés vivent dans la pauvreté.
Que faudra-t-il pour réduire tant d’incivilité,
Pour que nos enfants puissent vivre en sécurité ?
Qu’un vent de jeunesse et courage souffle sur notre cité
Et vous pourrez dire comme l’on fait nos aînés,
« Ma foi oui nous sommes heureux en Libournais ! »

Un bien beau poème, en vérité, dont les accents chantants célébraient l’amour de sa ville et l’espoir des retrouvailles avec ce beau pays que nous aimions tant.

Las ! C’en était trop pour les lobbies immigrationnistes locaux. Deux articles de presse haineux plus tard, et le candidat poète se retrouvait cloué au pilori. L’association Repères et l’Association des musulmans libournais, grandes prêtresses de la tolérance illimitée pour leurs seuls amis, ont en effet annoncé qu’elles envisageaient d’introduire des poursuites pour incitation à la haine et à la discrimination. « Nous appelons toutes les consciences républicaines, les élus et les citoyens à ne pas accepter ce genre de propos incitant à la haine d’autrui », scande Abdelatif N’Fati, président de l’association Repères.

C’est ainsi : dans la France Sarkommunautariste, dire certaines vérités, fût-ce sous une forme poétique, vous mène droit au tribunal. Un tribunal qui tentera, soyons en sûrs, de faire réciter haut et fort au prévenu le nouveau credo laïque et hautement démocratique : « Je ne crois en l’immigration, je crois que les hommes sont tous frères, je crois qu’il n’y a pas de changement de population, je rejette le racisme, l’antisémitisme, l’homophobisme, le discriminationnisme et tous les mauvais-ismes. »

Denis Parest pour Novopress France


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