Invasion du territoire : 140 mendiants tziganes se sont laissé expulser de France pour les vacances
Voici la traduction d’un article paru le 14 décembre 2007 dans le quotidien roumain Gandul et que nous a fait parvenir l’un de nos correspondants à l’étranger. Afin de chercher à atteindre les quotas d’expulsions annuelles, la France sponsorise de pseudo expulsions ! Et ces faux expulsés, détenteurs d’un passeport de l’Union Européenne, n’auront aucun mal à revenir.
Après le réveillon ils rentreront tous à Paris. A leur arrivée ils ont reçu des sandwiches d’une association humanitaire.
Ils descendent bien relaxés de l’avion charter. Ils sourient, font des blagues et charrient leurs bagages qui remplissent la salle d’attente. Ils sont tranquilles, habillés de pied en cape de marques et repus. Le voyage depuis Paris a été calme. Maintenant ils attendent tous de rentrer en Roumanie. Il ne s’agit pas de l’arrivée de touristes étrangers venus passés les fêtes de fin d’année à Timisoara, il s’agit de mendiants tziganes de retour des rues de Paris.
La super offre est venue des Français, « que Dieu les bénisse! »: une promenade tout frais payé entre Paris et Timisoara, plus 300 euros par adulte pour chaque « touriste ». Chacun des 140 Tziganes, mendiants ou travailleurs journaliers, a accepté immédiatement le rapatriement. « Tiens, comment refuser l’argent et le transport gratuit pour venir passer les fêtes de Noël à la maison ? Ils sont venus nous voir, nous ont donné 300 euros par adulte et 100 euros par enfant sans qu’on demande rien (…) Et ça se rajoute aux 2.000 Euros que j’ai ramassés !! Je reste avec la famille pour les fêtes et après je repars de nouveau. Normal, je ne vais pas rester toute ma vie en Roumanie ! De toute manière la France c’est bien plus chouette ! » témoigne vivement une Tzigane typique à couette, tout droit sortie d’un conte pour enfant.
La première cohue s’est passée aux guitounes de la police des frontières. Un Tzigane essaie de sortir plus vite en coupant la queue pour arriver aux bagages. Tout de suite la foule le reprend. « Eh, reste là dans la queue, fais comme en France, quand tu as la patience d’attendre au coin du magasin pour toucher un euro ! ». Sortis du contrôle, les touristes se sont pressés au tapis à bagages pour récupérer les cadeaux destinés à la famille. « On m’a volé ! » crie une Tzigane de la ville de Strehaia, alors qu’elle court dans tous les sens avec à la main une valise béante. « J’avais ramené du champagne. Je ne sais pas qui me l’a pris, mais du coup je me retrouve sans cadeau ». Un peu plus loin, un Tzigane à la dentition aux trois quarts en or résumait son aventure en France : « je suis parti il y a deux mois avec la famille, nous avons trouvé un terrain où nous nicher et nous avons monté le camp. C’était bien. Des dizaines d’Euros par jour récoltés en moyenne ». Une consœur se lamente à côté ; elle regrette tristement : « des bonnes gens ces Français. Si tu te faisais mal, ils arrivaient dans la foulée pour te secourir en ambulance. Ici en Roumanie ils te renvoient avec un coup de pied au cul. Comment ne pas repartir là-bas, c’est tellement bien ! »
L’interdiction de repartir, la frayeur des Tziganes
Dans un coin de l’aéroport, un Tzigane se reposait assis à califourchon sur une valise rose, où était écrit à la main en énorme PARIS. Il attendait que se termine l’examen des papiers de sa femme par les policiers. Elle avait en effet la malchance d’avoir une carte d’identité coupée en deux. « Qu’est-ce que je peux faire si la pluie est tombée dessus, l’a mouillée puis déchirée ? » essayait-elle d’expliquer au policier. Rester coincé au pays (la Roumanie) en raison de papiers à refaire, c’était la grande frayeur des « touristes ».
A la sortie de l’aéroport, les Tziganes étaient attendus par deux autobus pour les conduire à la gare. En sus, étaient venus des volontaires d’une association humanitaire. « Laissez-nous vous donner quelques sandwiches, vous devez avoir faim ! » leur disaient-ils. Quelques femmes de ménage de l’aéroport ont bien essayé d’en obtenir aussi, mais les volontaires leur ont sèchement répondu « quand vous partirez en France et que vous serez de retour ici, alors vous en aurez ! ». Afin d’être bien sûr que l’ensemble du groupe reparte bien à la maison, les policiers ont encadré les bus jusque la gare. Jusqu’au bout les Tziganes ont loué les Français. « De grands seigneurs, çà c’est sûr que ce ne sont pas comme les Italiens qui te trainent par les cheveux pour te foutre dehors. Ils ne nous ont même pas dit de ne pas revenir. C’est certain qu’on leur plaît bien et qu’ils seront contents de nous revoir. » La date du retour : dès les premières semaines de janvier 2008.
Traduction de l’article : O.M. pour Novopress France

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