Ils ont dit…
Malgré l’affaire Dutroux qui a créé dans l’opinion publique un traumatisme profond et durable, les lobbies spécialisés n’ont jamais renoncé à obtenir la légalisation de la pédophilie. Là comme ailleurs, il s’agit de travailler les mentalités afin que la pédophilie soit un jour considérée comme une orientation sexuelle comme une autre.
Le travail de sape de ces lobbies a connu son acmé dans les années 70. En 1975, Daniel Cohn-Bendit pouvait très librement écrire dans son livre « Le Grand Bazar » :
‘Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais: ‘Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas les autres gosses?’. Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même’.
Et d’ajouter dans une interview publiée à la même époque dans un journal allemand :
‘Mon flirt permanent avec les enfants prit bientôt un tour érotique. Je pouvais parfaitement sentir comme les petites filles de cinq ans avaient appris à m’exciter (…) il m’est arrivé que, plusieurs fois, des enfants m’ont ouvert la braguette et ont commencé à me caresser. Selon les circonstances, j’ai réagi de façons diverses. Quand ils le voulaient, je les ai caressés ; alors on m’a accusé de perversion’.
En mai 1977, l’incontournable Libération informe ses lecteurs de la création du FLIP, le Front de Libération des Pédophiles. ‘Qui sont ses membres ?’ demande le journal, qui répond : ‘Pour l’essentiel, des lecteurs de Libération’… La première réunion du FLIP s’est tenue très officiellement dans les locaux du campus universitaire de Jussieu (Paris 6-Paris 7). La « plate-forme revendicative » du FLIP, élaborée lors de cette première réunion comporte les points suivants :
— Combattre l’injustice pénale et mener une réflexion critique sur la famille et l’école, fondée sur une analyse politique de la sexualité entre mineurs et adultes.
— S’associer à la lutte des enfants qui veulent changer leur mode de vie et de tout groupe politique qui vise à l’établissement d’une société radicalement nouvelle où la pédérastie existera librement.
— Développer une culture pédérastique qui s’exprime par un mode de vie nouveau, et l’émergence d’un art nouveau.
— Prendre la parole dans des organes d’information qui lui en donnent les moyens et par les voies qui s’imposent.
— Manifester sa solidarité avec les pédophiles emprisonnés ou victimes de la psychiatrie officielle.
Les mots pédophilie (du grec philia = amour) et pédérastie (du grec erân = aimer) sont rigoureusement synonymes, mais dans l’esprit des auteurs de ce manifeste, celui-ci, souvent employé dans sa forme apocope (« pédé ») pour signifier « homosexuel », est sans doute supposé adoucir celui-là… (cf. avortement , devenant « interruption » volontaire de grossesse, ou plus pudiquement encore IVG : la manipulation du vocabulaire est un point essentiel dans les entreprises de sidération de l‘opinion publique). On pourra mesurer à l’aune des réalités et mentalités contemporaines le degré de pénétration de cette plate-forme programmatique. Sans l’affaire Dutroux, gageons que l’évolution des choses eût été beaucoup plus radicale.
A la suite d’un article sur la pédophilie paru sur le site BafWeb un internaute posta le commentaire suivant :
« Je me demande si l’engouement pour l’islam d’une partie de l’intelligentsia européenne ne vient pas de la mansuétude, voire de la grande compréhension, de cette religion pour la pédophilie, à commencer par Mahomet lui-même. Les écoles coraniques du monde entier sont aussi des lieux de soumission sexuelle pour les enfants. On comprend mieux pourquoi de nombreux membres de la classe politique disposent de maisons à Marrakech »
Nous laissons naturellement à son auteur la responsabilité de ses propos, tout en lui faisant remarquer que l’inceste semble avoir été une pratique courante dans les shtetl d’Europe centrale, tellement courante que le bon docteur Freud mit carrément la chose à l’épicentre de sa ‘psychanalyse’…
Le 26 janvier 1977, le non moins incontournable journal Le Monde publiait la pétition ci-dessous. Si la liste des signataires comporte de nombreux patronymes désormais tombés dans l’oubli, le lecteur attentif reconnaîtra certaines griffes encore très actuelles, quand d’autres semblent devoir définitivement passer à la postérité. Nous lui laissons le plaisir de découvrir les unes et les autres.
Henri Dubost pour Novopress
‘Les 27, 28 et 29 janvier [1977], devant la cour d’assises des Yvelines vont comparaître pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt, qui arrêtés l’automne 1973 sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficie du principe de liberté des inculpés.
Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de ‘moeurs ‘ où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d’instruction qu’ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous parait déjà scandaleuse.
Aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels.
Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste d’une part, entre la qualification de ‘crime’ qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés; d’autre part, entre la caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire?)
La loi française se contredit lorsqu’elle reconnaît une capacité de discernement d’un mineur de treize ou quatorze ans qu’elle peut juger et condamner, alors qu’elle lui refuse cette capacité quand il s’agit de sa Vie affective et sexuelle. Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckhart ne retrouvent pas la liberté.’
Ont signé ce texte :
Louis Aragon
Roland Barthes
Simone de Beauvoir
Judith Belladona
docteur Michel Bon, psychosociologue
Bertrand Boulin
Jean-Louis Bory
François Châtelet
Patrice Chéreau
Jean-Pierre Colin
Copi (Raul Damonte Botana, dit)
Michel Cressole
Alain Cuny
Gilles et Fanny Deleuze
Bernard Dort
Françoise d’Eaubonne
docteur Maurice Erne, psychiatre
Jean-Pierre Faye
docteur Pierrette Garrou, psychiatre
Philippe Gavi
docteur Pierre-Edmond Gay, psychanalyste
docteur Claire Gellman, psychologue
docteur Robert Gellman, psychiatre
André Glucksmann
Félix Guattari
Daniel Guérin
Pierre Guyotat
Pierre Hahn
Jean-Luc Henning
Christian Hennion
Jacques Henric
Guy Hocquenghem
docteur Bernard Kouchner
Françoise Laborie
Madeleine Lak
Jack Lang
Georges Lapassade
Raymond Lepoutre
Michel Leyris
Jean-François Léotard
Dionys Mascolo
Gabriel Matzneff
Catherine Millet
Vincent Montail
Docteur Bernard Muldworf, psychiatre
Négrepont
Marc Pierret
Francis Ponge
Anne Querrien
Grisldis Ral
François Régnault
Claude et Olivier Revault d’Allonnes
Christiane Rochefort
Danielle Sallenave
Gilles Sandier
Pierre Samuel
Jean-Paul Sartre
René Schérer
Philippe Sollers
Gérard Soulier
Victoria Therame
Marie Thonon
Catherine Valabrègue
docteur Gérard Valls, psychiatre
Hélène Védrines
Jean-Marie Vincent
Jean-Michel Wilheim